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Les relations entre le Mali et Grande Jamahiriya Arabe Libyenne sont au beau fixe. Elles concernent plusieurs domaines parmi lesquelles l’économie, la politique, le transport aérien entre autres. Le chef du Bureau Populaire de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne au Mali, Son Excellence le Dr. Ali Mohamed Ramadan Al Margouri, après la présentation de sa lettre de créance au président Amadou Toumani Touré (ATT) le 6 juin 2008 a rencontré la presse malienne le vendredi 22 août dernier.

La rencontre s’est tenue à l’Ambassade de la Libye au Mali à l’ACI 2000. Elle a enregistré la présence de M. Ali Khalipha Gammoush, assistant secrétaire au Bureau Populaire de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne de Bamako.


Le 1er contact avec la presse

D’entrée de jeu, l’Ambassadeur de Libye au Mali a précisé qu’il s’agit d’un 1er contact avec la presse nationale, et par la même l’occasion d’échanger les coordonnées en vue d’une meilleure collaboration future. Après ce protocole d’usage, trois sujets majeurs ont dominé les échanges:

l’intervention de la Libye dans le conflit touarègue au Mali, plus précisément dans la région de Kidal, l’immigration clandestine des Maliens vers la Libye avec son corolaire d’expulsion et enfin le projet de division de l’Union Africaine entamé par le président Français, M. Nicola Sarkozy à travers la création de son Union de la Méditerranée.

L’Appel du guide à la rébellion touareg

Depuis plusieurs années, la Libye avec son pétrodollar est devenu l’un des investisseurs au Mali. Aussi tour à tour elle a acqui le droit de gestion de l’hôtel de l’Amitié, de l’hôtel El Farouk Kimpinski rebaptise hôtel Laïco. Tout récemment, la Libye a racheté l’hôtel Mariétou Palace en chantier. Dans le domaine des hydraucarbures, la Libye possède au Mali plusieurs stations d’essence appelé Libya-Oil.

Dans le domaine de l’agriculture, la Grande Jamahiriya compte mettre en valeur 100 000 ha dans la zone Office du Niger. La Grande Mosquée de Ségou en chantier fait également parti des investissements Libyens au Mali. “Si la Libye a décidé d’investir autant de milliards au Mali, c’est parce que les conditions de sécurité et de stabilité nécessaire à un bon investissement s’y prêtent.

Pas de développement ni d’investissement sans un environnement stable. Celui qui investit son argent dans un pays quelconque n’a aucun intérêt à destabiliser ce même pays. Quand le Guide Mohamar Khaddafi a rencontré l’autre jour les représentants de la rébellion tourègue, il leur a demandé d’intégrer la société malienne”, a déclaré l’Ambassadeur de la Libye au Mali.

“Le nombre d’immigrés en libye est égal à la population libyenne

La Libye située dans le désert au bord de la mer est un pays de transit des immigrés en direction de l’Europe avec qui la Libye entretient des relations de coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine.

Les 2000 km de plage dont dispose la Libye sont envahis par des immigrés qui tentent de regagner l’Europe de façon clandestine. L’immigration clandestine est illégale et l’illégalité doivent être combattues partout.

L’immigration est un échec de développement que nous devons corriger en investissant afin de maintenir le flux migratoire sur place en Afrique”, a martelé le Dr. Ali Mohamed Ramadam Al Margouri.

L’Ambassadeur de la Libye au Mali a laissé entendre que le nombre d’immigrés en Libye équivaut à la population Libyenne. Selon lui, les Maliens n’ont pas de problème en Libye parce que c’est des gens honnêtes et travailleurs.


Le complot de SARKOZY contre l’Afrique

Le 13 juillet 2008 s’est tenue à Paris dans la capitale française, la recontre fondatrice de l’Union pour la Méditerranée, sur initiative du président Nicolas Sarkozy. La Grande Jamahiriya Libyenne, sous l’impulsion du Guide Mohamar Khaddafi, a boycotté ce sommet considéré comme étant une tentative de division de l’Afrique.

Moins de deux mois après la déclaration de l’acte constitutif de l’Union de la Méditerranée, des dirigeants du continent africain tels Abdoulaye Wade du Sénégal, Oumar Bongo Odimba du Gabon et Mohamar Khaddafi de la Libye ont démasqué le complot ourdi par Sarkozy.

Les peuples du continent africain ont toujours combattu avec ferveur toutes tentatives de division de leur continent par les colonisateurs. Cette division a créé des multiples régions géographiques et ethniques (Afrique blanche et Afrique noire; Afrique du nord et Afrique du sud, du Sahara.

Une division qui a incarné aussi la pensée d’une Afrique francophone, une Afrique anglophone et une Afrique lusophone. Face à toutes ces tentatives de division l’Afrique a su conserver son intégrité, son unité à travers des nombreuses déclarations et décisions.


La déclaration de syrte

La déclaration de Syrte du 09 septembre1999, marquant la création de l’Union Africaine prouve la détermination des chefs d’Etats Africains à consolider l’unité et la solidarité entre les pays et les peuples de l’Afrique. Les chefs d’Etat africains ont réaffirmé aussi cette position dans la décision numéro 107 qui a été approuvée par le sommet de Khartoum par la décision numéro 130.

Au début, l’union était constituée par les pays de l’Afrique de la méditerranée et les pays européens de la méditerranée sur des différents sujets comme la préservation de la nature et la lutte contre le terrorisme. Cette union a regroupé cinq pays africains du nord: la Grande Jamahiriya, le Maroc, le Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie.

Et cinq autres pays d’Europe qui sont: l’Italie, la Grèce, la France, l’Espagne et le Portugal. Le président français Nicolas Sarkozy a proposé tout dernièrement cet appel de l’union des pays africains et européens de la Méditerranée, il a été décidé d’élargir cette union pour que l’Egypte et la Grèce en fassent parties.

Mais cette proposition a été rejetée par l’Allemagne et d’autres pays européens pour raison de division de l’Union Européenne et ils ont appelé la France à élargir pour contenir tous ; les pays européens y compris les candidats à l’adhésion et ensuite d’autre pays asiatiques qui n’ont pas accès à la méditerranée.


La proposition française acceptée par certains pays Africains

Malheureusement la proposition française a été acceptée par certains pays de l’Afrique du Nord. Le sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée a eu lieu le 13-07-2008 à Paris et y ont participé tous les pays membres de l’Union Européenne et quatre pays de l’Afrique du Nord, la Grande Jamahiriya a boycotté ce sommet pour les raisons suivantes :
– son grand attachement aux différentes décisions africaines prises au sommet de Khartoum, décisions n°107 et 130 qui ont été approuvées à Banjul.

– La conviction que l’Union pour la Méditerranée n’est autre qu’une division du continent en une Afrique du Sud, du Sahara et une autre du Nord, une Afrique blanche et une autre noire qui annonce que l’Afrique est une et unique, qui refuse toute division, ou qu’une partie d’elle composée avec un autre espace sans le reste du continent.


Le concept de l’Afrique unie

Le concept de l’Afrique unie va du Nord au Sud ; de l’Est à l’Ouest, l’Afrique refuse aussi toute convention qui incarne la division. C’est sur ce fondement que l’Afrique a établi ses relations de solidarité avec les autres espaces de l’union mondiale, solidarité des pays arabes d’Afrique, solidarité entre l’Union Africaine et l’Union Européenne. Cela a été manifesté au sommet de Caire en 2000, de Lisbonne en 2007 et au sommet entre les deux unions qui aura lieu en Libye.

La Grande Jamahiriya soutient la solidarité entre l’Union Européenne et l’Union Africaine conformément aux accords établis entre les deux unions. Mais exige un même temps l’équité dans les rapports entre l’Afrique et les autres continents sur la base du concept selon lequel : le continent africain est une seule entité géographique, humaine, politique, et culturelle qui refuse toute division ; ou toute autre forme de collaboration avec une partie sans le reste du continent.


Union pour la méditerranée-Union Africaine

Le continent africain forme un espace dont l’origine est : l’Union Africaine.

Certains pays d’Afrique ont négativement répondu à ce sommet. Ils ont fait aussi des multiples déclarations à ce propos à la personne des présidents du Togo, du Bénin et de Madagascar.

Le président Oumar Bongo du Gabon a déclaré que : l’Union pour la Méditerranée n’est autre qu’un moyen pour mettre fin à l’Union Africaine à et ses dirigeants en soutenant les actions qui freinent l’essor du continent.

Le président Sénégalais a critiqué aussi cette union en soulignant qu’elle vise la division et l’éclatement de l’Union Africaine.

Daba Balla KEITA

25 Aout 2008