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Le Premier ministre a obtenu le soutien des États membres pour permettre à notre pays de mettre en œuvre l’ambition qu’il nourrit pour cette grande organisation postale

Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a pris part, hier dans une somptueuse salle de conférence du Sofitel Hôtel Ivoire, au Conseil des ministres des pays membres de l’Union postale universelle (UPU) aux côtés de son homologue ivoirien, Patrick Achi. Cette rencontre permettra aux acteurs essentiels de la poste, c’est-à-dire les États membres de l’Union, les régulateurs postaux et les opérateurs du secteur d’accorder leurs violons sur une nouvelle stratégie globale de la poste et de s’inscrire dans l’accélération de la transformation du secteur postal pour le grand bonheur des peuples.

Le chef du gouvernement a d’entrée de jeu situé le contexte de sa présence au nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et témoigné de sa satisfaction de voir notre pays cheminer avec le peuple frère ivoirien depuis des années. «Le peuple malien qui a toujours été aux côtés du peuple ivoirien chaque fois que celui-ci s’est retrouvé confronter aux épreuves et aux difficultés imposées par les vicissitudes de l’histoire comme dans les années 2000, est fier et reconnaissant des efforts inlassables que le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, ne cesse de fournir quotidiennement pour que le Mali tienne pleinement sa place dans le concert des nations».

Certains acteurs du secteur postal qui participent au 27è Congrès postal universel de l’UPU pensent qu’avec l’organisation de ce rendez-vous historique, l’Afrique, à travers la Côte d’Ivoire, qui a tout mis en œuvre pour la réussite de cet événement, administre une belle gifle aux afro-pessimistes sur les capacités du continent à répondre aux exigences d’organisation d’un tel événement d’envergure.

Comme pour rappeler le poids de l’Afrique, le Premier ministre a expliqué que la tenue de ce congrès historique et de portée internationale n’aurait pas été possible sans la détermination, la solidarité et l’unité des pays du continent. Et d’indiquer que ceux-ci ont fait preuve de détermination et d’engagement tant dans le soutien de la candidature de la Côte d’Ivoire que dans la réussite de ce rendez-vous historique.

Pour le chef du gouvernement en dépit du contexte de la pandémie de la Covid-19 qui a fortement impacté l’économie mondiale et du défi sécuritaire et politique auquel il est confronté, le Mali est fermement attaché à l’Union postale internationale et aux idéaux dans le domaine de l’intégration entre les acteurs du secteur postal au service du développement économique et social.

Il a expliqué dans ce cadre que notre pays participe régulièrement aux différentes rencontres de la Conférence des postes des États de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union panafricaine des postes et de l’UPU. «Ces participations se font notamment à travers les compilations intellectuelles et scientifiques en vue d’accélérer les efforts de transformation de la poste». Pour le Premier ministre, il est on ne peut clair que l’action de notre pays sera maintenue et renforcée en faveur du développement du secteur postal afin d’apporter plus de solutions postales et de services de qualité au niveau mondial.

En véritable procureur de la cause malienne, le Premier ministre Maïga a invité les autres pays membres de l’UPU à un accompagnement de la vision de notre pays. «Dans cette optique, afin de permettre à notre pays de mettre en œuvre dans toute sa plénitude, l’ambition qu’il a pour l’UPU, je sollicite votre soutien à la candidature de mon pays pour siéger au conseil d’administration de l’UPU», a-t-il déclaré.

Le Premier ministre qui est en terrain connu (en tant qu’ingénieur des télécommunications et pour avoir été anciennement ministre en charge du secteur de la Poste) a rappelé tout le bénéfice que l’on pourrait tirer de ce secteur. Le virage numérique doit permettre de repositionner le secteur postal et le dynamiser tout en offrant des solutions postales innovantes et avantageuses.

Puisque notre pays apporte un plus au congrès dans le domaine de la culture, le Premier ministre a rappelé toute l’importance de ce secteur. « Les arts et la culture sont des vecteurs de croissance économique et de promotion des valeurs africaines», a conclu Choguel Maïga.

Il faut rappeler que le conseil des ministres des pays membres de l’UPU et les assises de l’organisation permettront pendant trois semaines à la crème des acteurs intervenant dans le secteur postal d’engager des réflexions plus poussées sur l’avenir du secteur et sur des problématiques à résoudre très rapidement en vue d’aller à une digitalisation des postes pour plus de performances.

Dans ce contexte le Premier ministre ivoirien a simplement expliqué que la rencontre offrira, aux acteurs clés de la poste à savoir : les États, les régulateurs et opérateurs, l’opportunité d’établir la prochaine stratégie postale mondiale qui constituera la feuille de route pour le prochain cycle quinquennal (2021-2025).

Selon le chef du gouvernement ivoirien, cette stratégie dite d’Abidjan devra se nourrir des grandes ententes de la communauté postale mondiale, des États et des utilisateurs. Elle se doit de créer les conditions pour une performance des postes classiques et réduire la fracture entre les pays industrialisés et ceux en développement.

Il s’est dit convaincu de la nécessité d’accélérer le pas et de s’inscrire dans la transformation de la poste pour répondre aux demandes des utilisateurs. Si au-delà du défi de la pandémie, la Côte d’Ivoire a pu organiser l’événement, le Premier ministre ivoirien garde toujours à l’esprit les enjeux liés à cette maladie dans le monde, d’où le thème «Covid-19 et secteur postal : ce qui change, ce qui n’a pas changé et ce qui doit changer». Pour lui, cette pandémie bouscule tout, change les perspectives et les certitudes. «Une certitude : plus rien ne sera comme avant. Il y aura un avant et un après Covid-19», a indiqué Patrick Achi.
Il est utile de rappeler que ces assises qui fixeront de nouvelles règles doivent élire à la fin des travaux un nouveau directeur général et son adjoint.


Envoyé spécial
Bréhima DOUMBIA

Source: ESSOR