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Le Bureau populaire de la Jamahiriya libyenne a abrité le week-end dernier une rencontre de prise de contact entre le nouvel Ambassadeur de la Libye au Mali, Dr Ali Mohamed Ramadan Al-Margouri et les journalistes de la presse nationale. Les échanges ont porté sur plusieurs sujets et particulièrement sur la position libyenne par rapport à l’Union de la Méditerranée.

Le Guide de la révolution libyenne a toujours mis au premier plan ses ambitions pour une Afrique unie et solidaire. Son combat pour l’unité du continent est sans pareille. C’est pourquoi, partout où il pose ses valises, il prône l’unité de l’Afrique et des Africains.

Le Dr Ramadan entend agir dans ce sens en véhiculant le message du Guide à travers des rencontres amicales comme celle du jeudi dernier au cours de laquelle il a échangé dans un langage franc et direct avec les hommes de médias censés pouvoir transmettre fidèlement le contenu du message du Guide. Car pour Ramadan Al-Margouri, les peuples libyen et malien sont des peuples frères qui ont de l’estime réciproque l’un envers l’autre.

Conscient que malgré la qualité des relations entre les deux pays, des gens mal intentionnés s’agitent dans l’ombre pour discréditer la Libye et les Libyens auprès du peuple malien, il sollicite une meilleure collaboration avec la presse malienne qui a été invitée à se référer désormais au Bureau populaire de la Jamahiriya à Bamako pour le recoupement et la complémentarité de toutes informations qu’elle reçoit sur la Libye.

Pour l’Ambassadeur, Ali Mohamed Al Margouri, qui a présenté ses lettres de créances le 6 juin 2008 au président de la République, Amadou Toumani Touré, tous les efforts du Guide de la révolution libyenne ont pour but de développer l’Afrique en la sortant de la balkanisation dont elle fut victime pendant plusieurs années. Les investissements libyens visent non seulement à maintenir les jeunes dans leurs pays respectifs, mais à participer auprès des gouvernements au développement des économies nationales.

Tous ces efforts du Guide visent en particulier l’unité de l’Afrique. C’est à cause de cette unité africaine que Mouammar Kadhafi se bat contre toutes les initiatives visant à diviser le continent. Parmi celles-ci, la proposition française d’Union de la Méditerranée qui ambitionne de regrouper dans un ensemble les pays africains et européens de la Méditerranée.

Pour le Guide libyen, les tentatives de division de l’Afrique doivent enfin s’arrêter. Le continent a connu plusieurs divisions qui ont toutes eu pour objectif de la maintenir dans le sous développement et sous la domination du colonisateur.
C’est ainsi qu’il a été crée une Afrique blanche et une Afrique noire, l’Afrique du nord, du sud et du sahara.

Des divisions qui ont favorisé l’émergence d’une Afrique francophone, lusophone, et anglophone tout en valorisant la culture occidentale au détriment des cultures locales. Pour toutes ces raisons, le Guide libyen a décidé, non seulement, de rejeter la proposition française d’Union de la Méditerranée, mais aussi d’inviter tous les pays africains à ne pas reconnaître une telle union qui n’a d’autres objets que de diviser une fois encore l’Afrique.

Il a saisi les chefs d’Etat africains en leur faisant part de sa position par rapport à l’Union de la Méditerranée.
Nonobstant, le sommet fondateur de l’Union de la Méditerranée s’est tenu le 13 juillet 2008 à Paris en présence de quatre pays de l’Afrique du nord et des pays membres de l’Europe.

La grande Jamahiriya a boycotté le sommet pour plusieurs raisons dont entre autres, son attachement aux différentes décisions africaines prises aux sommets de Syrte, de Khartoum, et de Banjul ; et la conviction que l’Union de la Méditerranée n’est autre qu’une nouvelle tentative de diviser l’Afrique.
Pour la Libye, l’Afrique n’est plus prête à signer les conventions qui la divisent en Nord et en Sud, en Afrique de l’Ouest, du Centre ou de l’Est.

Seule l’Union africaine compte désormais pour les peuples d’Afrique. Pour le Guide, la solidarité est le fondement de cette union africaine.
« C’est sur ce fondement que l’Afrique a établi ses relations de solidarité avec les autres espaces de l’union mondiale, solidarité des pays arabes d’Afrique, solidarité entre l’Union africaine et l’Union Européenne… », précise le document qui contient la vision libyenne de l’Union de la Méditerranée.

La Libye n’a pas mis en cause le partenariat entre pays africains et européens. Elle veut seulement un partenariat plus poussé entre les grands ensembles notamment entre l’Europe et l’Afrique, les USA et l’Afrique ou comme tout récemment ce fut le cas à Ankara, entre la Turquie et l’Afrique. Bref, voir l’Afrique comme un ensemble et la respecter en tant que telle.

C’est pourquoi, dans le document reflétant la position libyenne, il est dit que : « la Grande Jamahiriya soutient la solidarité entre l’Union européenne et l’Union africaine conformément aux accords établis entre les deux entités… ». Le colonel Kadhafi veut que l’Afrique soit respectée comme une seule entité géographique, humaine, politique et culturelle ; exige aussi l’équité dans les rapports de l’Afrique avec les autres continents, qui doivent voir l’Afrique comme un espace dont le seul organe est l’Union africaine.

Plusieurs Chefs d’Etat ont déjà répondu à l’appel du guide de la Jamahiriya en désapprouvant le sommet de l’Union de la Méditerranée. Parmi eux, les Chefs d’Etat du Togo, du Gabon, du Sénégal. Ils ont tous perçu l’Union de la Méditerranée comme une action visant à diviser l’Afrique où à freiner l’évolution de l’Union africaine.

I. MAIGA

25 Août 2008