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La situation ne peut changer « qu’en établissent un nouveau régime dans le pays, qui puisse gagner la confiance du peuple soudanais », estiment ces formations dans un communiqué conjoint en anglais rendu public au cours d’une conférence de presse à Khartoum. Les manifestations ont gagné plusieurs villes y compris la capitale Khartoum, après une hausse des prix du pain, passé mi-décembre d’une livre soudanaise (1 centime d’euro) à trois en plein marasme économique. La contestation s’est vite transformée en un mouvement contre le régime du président Béchir qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’Etat en 1989. Le président Béchir a ordonné mardi la création d’une commission d- « Rétablir la démocratie’enquête sur les violences meurtrières enregistrées au cours des manifestations. « Le président Omar el-Béchir a ordonné la création d’une commission d’enquête présidée par le ministre de la Justice pour se pencher sur les évènements des derniers jours », a rapporté l’agence officielle Suna citant un décret présidentiel. – « Rétablir la démocratie » – Le Soudan est confronté à une crise monétaire aigüe et une inflation galopante, en dépit de la levée par les Etats-Unis de leur embargo commercial en octobre 2017. En dépit de la levée des sanctions, les Etats-Unis ont gardé le Soudan sur la liste des pays soutenant le « terrorisme » et les banques étrangères, tout comme les investisseurs étrangers, restent frileux vis-à-vis du pays, déchiré par des décennies de conflits. Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays a vu l’inflation s’établir à près de 70% annuellement, tandis que la livre soudanaise plongeait face au dollar américain. Des pénuries de pain et de carburants touchent plusieurs villes. Mardi, 22 formations politiques, y compris certains proches du gouvernement, ont appelé à l’établissement d’un « nouveau régime » au Soudan. AFP