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Entre exécutions sommaires et suicides, les rivalités entre syndicats continuent à endeuiller la tristement célèbre mine de Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud, un an après une fusillade policière qui a fait 34 morts.Une syndicaliste a encore été abattue devant chez elle lundi matin. La victime était une responsable du Syndicat national des mineurs (NUM), l’ancienne organisation majoritaire.La grève de Marikana est finie depuis octobre 2012, mais intimidations, agressions et attaques entre syndicaux rivaux y sont quasi quotidiennes. On a compté une vingtaine de morts depuis un an. Le corps en décomposition, pieds et poings liés, d’un membre d’Amcu a également été retrouvé en juin près d’une mine du groupe Xstrata, dans la province voisine du Limpopo. Dans ce climat de terreur, nombre de syndicalistes ont pris la fuite, ceux qui sont restés sur place refusant de révéler leur identité ou de donner des preuves des agressions subies afin de préserver leur sécurité.Ce qui explique en partie les difficultés de la commission d’enquête, mise en place par le président Jacob Zuma pour faire la lumière sur le drame d’août: après des mois de travaux, elle est encore loin de pouvoir rendre ses conclusions. Des parties se sont retirées faute d’argent, et les témoins clés disparaissent les uns après les autres. AFP.