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N’ayant pu s’attirer les faveurs de son patron par ses gestes provocateurs, M.D. tente de créer des problèmes chez ses employeurs

La séduction (du latin se ducere : “ conduire à soi ”) désigne d’une part une conduite ou un procédé social visant à susciter l’admiration, l’attirance ou l’amour d’une ou de plusieurs autres personnes pour soi, et d’autre part l’état des personnes éprouvant cette attirance. Parfois appelée “flirt” ou, plus rarement, “ marivaudage”, l’entreprise de séduction se présente souvent comme une forme de jeu ou de défi entre deux ou plusieurs personnes, où l’une d’elles s’efforce de susciter de l’attirance et/ou des sentiments chez l’autre par diverses conduites. Le but le plus simple de la séduction consiste à obtenir un avantage de la part de la personne séduite, par exemple des rapports sexuels, des cadeaux ou de l’argent.

Lorsque la séduction est effectuée de mauvaise foi et pour abuser de quelqu’un, on parle de manipulation. Mais son but peut être plus complexe et détourné : reconnaissance, estime de soi, narcissisme ou simple satisfaction du désir de vaincre. Du point de vue de la religion, la séduction est souvent considérée comme une forme de tentation, une invitation à commettre un péché ou un acte de faiblesse charnelle, l’étymologie “ conduire à soi” étant alors comprise comme un “ détournement” du droit chemin. Elle semble toutefois constituer une étape préliminaire à toute relation amoureuse.

D’une façon générale, la séduction dans ce qu’elle a de plus noble et impressionnante est le plus souvent présentée comme une entreprise masculine plutôt que féminine. Cependant il arrive aussi et très souvent d’ailleurs que les femmes entrent dans le jeu. Et quand cela survient, nos sœurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère. N’a t-on pas l’habitude d’entendre : « ce que femme veut, Dieu le veut » pour dire qu’on résiste difficilement à une femme qui s’offre dans le dessein de séduire. Soit-elle la plus laide. Néanmoins ce qui est arrivé la semaine dernière contraste quelque peu avec ces différents points de vue.

Les faits se sont déroulés à Bolibana, où vit une famille Traoré dont le père et la mère sont des fonctionnaires de l’administration d’Etat. Chacun d’eux a un sens très élevé de sa mission et personne dans le couple ne veut interférer dans les affaires de l’autre surtout en ce qui concerne le domaine du travail. Madame associant respect des traditions africaines et modernités remplit tous ses devoirs avant de prendre chaque matin le chemin du service.

L’homme, un cadre avec une responsabilité moyenne et une certaine indépendance matérielle ne se prive pas non plus d’aider sa douce moitié dans certains travaux ménagers bien que les voisins n’apprécient pas bien ce comportement qu’ils prennent pour trop européen. Au fil des ans, la famille s’est agrandie avec la naissance de quelques enfants et la nécessité d’engager une aide-ménagère se présenta. La femme en parla la première à son époux qui ne vit aucun inconvénient à cela et donna son accord. Madame engagea donc une jeune fille venue du Wassoulou qui a longtemps séjourné dans la capitale. C’est une fille très propre, faisant bien la cuisine.

De taille moyenne et dotée d’une d’une belle silhouette, la jeune demoiselle attire tous les regards partout où elle passe. M.D., c’est son nom, est consciente de ses attributs. Très vite M.D. dont les accoutrements de plus en plus outranciers ne laissaient pas ses employeurs indifférents crut à sa capacité de séduction. Sa cible ? Son employeur. Toutes les fois qu’elle avait l’occasion, elle se déhanchait devant lui et lui lançait des œillades et des regards sous forme d’invite.

Mais l’homme aime sérieusement sa femme et n’a jamais songé à la tromper avec une autre. Ayant compris le message de la jeune et ne voulant pas entrer dans son jeu, il commença à l’éviter. Les petites blagues qu’il faisait avec elle s’estompèrent petit à petit sans que la jeune fille ne s’en rende compte. Elle persévéra dans ses tentatives et dans son acharnement à se faire aimer par le mari de sa patronne. De guerre lasse M.D. passa à la vitesse supérieure.

En début de semaine dernière elle acheta une nouvelle carte SIM qu’elle mit dans son téléphone. Elle alla dans un coin de rue et composa le numéro de sa patronne. Lorsque celle-ci décrocha, elle entendit dire par une voix féminine qui lui est quelque peu familière « J’ai rendez-vous avec T, (le mari de la femme). Je l’attends à l’endroit convenu et il tarde à venir. Est-il près de toi pour que tu lui passes le téléphone ».

Madame que tout le monde décrit comme une femme sans problème avec des qualités d’écoute et de compréhension un peu au-dessus de la moyenne générale des autres femmes finit par perdre le nord cette nuit-là. Elle alla trouver son mari en train de travailler sur un dossier et le lui arracha. Puis elle lui raconta ce qu’elle venait d’écouter. L’homme essaya de la raisonner, mais la dame ne sut se contenir et fit une scène de jalousie qui restera mémorable au sein du couple. T. garda son sang froid et tenta de calmer sa femme. Il y parvint enfin, mais avec beaucoup d’effort.

La tempête passée, il prit le numéro en question et mena sa propre enquête. Au bout du compte, avec l’aide des policiers du IIe arrondissement de police, il parvint à connaître l’auteur de l’appel qui n’est autre que sa bonne. Pour convaincre sa femme qu’il n’en était rien dans ce que la bonne avait dit au téléphone, il convoqua la fille au commissariat. Devant l’officier enquêteur, M.D. expliqua qu’elle est follement amoureuse de son patron. Malgré toutes ses tentatives de le séduire, elle n’était pas parvenue. Elle expliqua son acte par son désir de créer des problèmes dans le foyer.

En parvenant à cette fin, la mère de famille sous l’effet de la colère prendrait quelques jours de congé et elle en profiterait pour marquer des points et pourquoi pas pour devenir la future maîtresse de la maison. Devant ces explications, la femme présenta des excuses au mari qui les accepta de bon cœur. En ce qui concerne la bonne, vous ne vous en doutez surement pas qu’elle a purement et simplement perdu son emploi. Les policiers lui prodiguèrent des conseils et sur demande de l’homme et de la femme, l’ont laissée partir. C’est la gestion sociale de certains faits répréhensibles par la loi.

G. A. DICKO

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Banamba (1) : TENTATIVE DE CAMBRIOLAGE À L’AGENCE EDM-SA

L’agence EDM-SA de la ville a été victime d’une tentative de vol dans la nuit du 24 au 25 août dernier aux environs de 3 heures du matin. Située à l’entrée principale du marché de la ville, l’agence est logée dans un des magasins contigus à des bâtiments privés. Les malfrats sont parvenus, sans se faire entendre ou voir, toutefois à couper les tôles et à entrer jusque dans les bureaux où ils ont fouillé tous les tiroirs. Heureusement, ils n’ont pas trouvé le moindre franc dans les tiroirs et le coffre-fort était hors de leur portée. Les voleurs ont été arrêtés dans leur manœuvre par un homme qui prenait ses ablutions et qui a constaté des va et vient inhabituels et qui a alerté les autres en lançant sa bouilloire dans la direction des quidams. L’agence EDM-SA de Banamba se trouve dans une zone obscure (sic !) et ne dispose pas de système d’alarme. C’est sans doute ce qui a donné des idées aux malfrats. Séga CISSE AMAP-Banamba

Banamba (2) : LA FOUDRE A TUE Un homme âgé de 36 ans, marié et père de 7 enfants a été tué la semaine dernière par la foudre à Toulara à 52 kilomètres de Banamba sur l’axe Niono-Banamba. L’homme a été foudroyé pendant qu’il cherchait ses bœufs égarés. Son corps a été découvert dans les broussailles par des passants. S. C. AMAP-Banamba

Essor du 06 Septembre 2010.