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L’ONG congolaise Voix des sans Voix (VSV) a dit mercredi craindre pour la vie d’un dirigeant de l’opposition emprisonné à Kinshasa depuis avril dans le cadre d’une affaire de viol présumé sur mineures et qui se dit privé de soins. « Ma vie est menacée, parce qu’on me refuse les soins élémentaires. Je suis malade depuis trois semaines, je souffre, je ne dors presque pas. Je fais des fièvres et je ne suis pas soigné. On ne veut pas me soigner. Ma vie est en danger », a déclaré cette semaine Diomi Ndongala à Radio France Internationale. Il a nié les accusations portées contre lui, s’estimant victime d’une machination politique. « Je n’ai jamais commis un viol quelconque, c’est un montage, a-t-il dit. Nous avons la possibilité de le démontrer, mais la justice ne nous permet pas de le faire. Donc je suis ici séquestré, parce que je m’oppose au régime de (Joseph) Kabila », le président de la RDC. Diomi Ndongala a par ailleurs été accusé de diriger un mouvement insurrectionnel. Quinze personnes avaient été arrêtées en avril dans le cadre de cette affaire. D’après la VSV, « tout porte à croire que le harcèlement et l’acharnement » dont il fait l’objet visent à « réduire manifestement au silence les acteurs politiques de l’opposition non armée » de RDC. Le parti de M. Ndongala, la Démocratie chrétienne, est l’un des soutiens du principal opposant congolais, Etienne Tshisekedi. AFP.