Partager

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, informe le public qu’une mission du Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale est arrivée à Bamako le mardi 28 août 2012.

L’arrivée de cette mission technique d’évaluation, conduite par Monsieur Hamadi Ba, fait suite à la plainte déposée par le Mali à la CPI relativement aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés au Nord de notre pays par les différents groupes armés d’occupation.

Au cours de son séjour, la Mission technique d’évaluation du Bureau du Procureur de la CPI rencontrera les autorités maliennes et aura des séances de travail avec le Groupe de Travail de Saisine de la CPI, des organisations de la société civile.

L’objectif de la mission est de poursuivre l’examen préliminaire de la situation au Mali, en vue de permettre au Procureur de la CPI Mme Fatou Bensouda, de prendre une décision quant à l’ouverture éventuelle d’une enquête au Mali.

Bamako le 29 août 2012

P/ Le Ministre de la Justice Garde des Sceaux

PO/ Le Secrétaire Général

22 Septembre du 30 Août 2012


Edito: bienvenue à la CPI!

Une mission technique d’évaluation du Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), conduite par Monsieur Hamadi Ba, est arrivée à Bamako le mardi 28 août 2012 (voir ci-dessous le communiqué du ministère de la Justice).

Elle est consécutive à la plainte introduite par le Mali auprès de cette juridiction internationale, suite aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés au Nord de notre pays par les différents groupes armés d’occupation.

La CPI a les moyens de mener ses enquêtes. Elle a également les moyens de sa protection. Elle doit donc faire de véritables enquêtes, en se déplaçant sur les lieux des différents crimes pour interroger les rescapés et les témoins oculaires de ces situations indescriptibles dont ont été victimes des civils et des soldats maliens.

La CPI, qui n’a pas bonne presse en Afrique, est la bienvenue au Mali. Mais elle ne devra pas se limiter à Bamako, ou bien, elle devra attendre un moment plus favorable pour descendre sur le terrain, afin de pouvoir aussi découvrir où est située la fosse commune qui a servi de tombeau aux militaires assassinés à Aguel Hoc.

La CPI doit s’intéresser également à la situation des 21 militaires portés disparus à Bamako, au lendemain de la supposée tentative de contre putsch. Le gouvernement actuel du Mali a en effet été incapable jusqu’à aujourd’hui de mener la moindre enquête sur ce dossier.

Les parents des intéressés peinent toujours à retrouver la quiétude. Ils n’ont aucune information sur ce qui leur est réellement arrivé. Ils ne savent pas s’il faut organiser leur deuil ou pas. Tous, à l’image du Dr Ouologuem, l’épouse du Sous-Lieutenant Kola Cissé, Béret Rouge de son état, veulent savoir s’ils sont vivants ou morts.

Un coup d’œil de la CPI sur ce dossier pourrait bien aider ces familles anxieuses à savoir finalement à quoi s’en tenir exactement.

Chahana Takiou

22 Septembre du 30 Août 2012