Partager

Depuis le 20 Novembre 2008, l’indignation de certains habitants du quartier de Niaréla, en Commune II, est à son comble. En effet, pour la première fois, et à la surprise générale, un homme, se sentant financièrement très puissant, vient d’y “briser un tabou”, en s’illustrant dans une affaire… de polyandrie, peut-on constater, au regard des faits.

jpg_p.jpgSelon nos sources, LD est la fille d’un homme politique très connu de la scène politique du pays. Depuis des années, il avait donné sa fille en mariage à un expatrié vivant en France. Ledit mariage, dit-on, a été célébré conformément à toutes les préceptes et recommandations d’usage. Le couple serait même passé devant le Maire de la Commune II. Et depuis ce jour, le mari se bat, sinon sur sang et eau, afin d’obtenir les papiers nécessaires pour que son épouse puisse le rejoindre au pays de Sarkozy.

Mais ne voilà-t-il pas qu’un riche homme surgit pour… demander la main de la déjà mariée. Le comble, c’est que la mère de LD a accepté ladite demande ; et le mariage (plutôt ce remariage) fut alors… précipitamment célébré, mais non sans peine, car le nouveau prétendant et mari, sachant bien que LD est déjà légalement mariée à un autre, refusa d’en informer le quartier.

Aussi, pour célébrer ce…remariage, c’est une mosquée d’un autre quartier qui a été choisie. Car étant “cousu” de moyens financiers, notre riche homme sait que les “fidèles croyants” de ladite mosquée n’hésiteront pas à sceller son mariage. Quant au pauvre “mari” de LD installé en France, il n’a eu aucun vent de cette trahison que sa femme et sa belle mère, s’il faut les appeler ainsi.

Mais comme les nouvelles vont aussi vite que les rumeurs, le mari victime fut vite mis au courant de cette situation. Les conseils de ses amis aidant, il est parvenu, dans un premier temps, à contenir sa rage, somme toute, légitime. Mais il est décidé à rentrer au pays pour demander des comptes à l’épouse traîtresse et sa mère. Aussi, en France, une grande réunion regroupant tous les parents et amis de l’époux berné a eu lieu, au cours de laquelle tous se sont montrés opposés à ce nouveau mariage dont la victime est un des leurs.

Mais la victime ne se consentira simplement de ses parents en France : il se mettra aussi en contact avec ses proches au Mali, afin que ces derniers interviennent auprès du “nouveau mari” de sa femme. Mais ce dernier refuse tous les conseils prodigués par les intervenants, dont certains de ses plus proches parents, notamment ses petits frères. “Je m’en fou des gens ! J’aime la fille, je la marie, un point, c’est tout ! Et ce n’est pas le problème de quelqu’un ! ”, a-t- il clamé, dit-on, à tous ceux qui ont tenté de le faire venir à la raison.

Mais ce qui suscita le plus la colère des habitants du quartier, c’est que ce même KD ( c’est le nom du nouveau mari), qui refuse tous les sages conseils, est connu pour être un homme… très attache à la religion musulmane. Qu’est-ce qui a donc pu l’entraîner vers une telle extrémité, sinon une telle monstruosité? C’est la question que toute la Commune II se pose, à l’heure actuelle.

Au moment où les habitants s’interrogent sur ce comportement pour le moins impensable, le nouveau couple (enfin le deuxième nouveau couple), lui, jouit des plaisirs de ses nuits de noce. Au moment où le mari “français“ trompé, lui, s’apprête à rentrer au Mali pour saisir la justice.

Qu’est-ce qui a poussé l’épouse de l’expatrié à ce comporter de la sorte? N’existait-il pas un certificat de mariage attestant leur union devant Dieu et les hommes, notamment devant le Maire? A ces questions, la nouvelle (doublement) mariée a préférer arguer que… c’est le Tribunal qui a prononcé son divorce d’avec son premier mari. Ce dernier a-t-il donné son consentement? La remariée tient à observer un silence de carpe sur la question…

Aujourd’hui, dans tous les quartiers de la Commune II, les honnêtes gens ne cessent de s’interroger sur ce deuxième mariage qui place LD dans une situation de polyandrie. Une affaire à suivre donc…

Laya DIARRA

Soir de Bamako du 25 Novembre 2008