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Des manifestants rassemblés jeudi à Lomé malgré l’interdiction des autorités pour protester contre le décès en détention d’un opposant ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes, a constaté l’un de nos journalistes. Le collectif « Sauvons le Togo » (CST), qui rassemble des membres de l’opposition et de la société civile, et la coalition « Arc-en-ciel », qui regroupe 05 partis d’opposition, avaient entamé mardi 03jours de manifestations pour protester contre le décès en détention d’un opposant et pour demander la libération des autres opposants détenus dans l’affaire des incendies de deux marchés en janvier. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu dans les quartiers de Hanoukopé et de Kodjoviakopé, fiefs de l’opposition, où des manifestants avaient dressé des barricades et brûlé des pneus, mais aucun blessé n’a été signalé. « Personne ne doit nous empêcher de manifester, car nous avons le droit de protester quand nos droits sont bafoués. Nous sommes prêts à affronter les gendarmes à tout moment »,nous a déclaré Ayi, un jeune manifestant. « La décision d’interdire nos manifestations est illégale et nous prenons déjà des dispositions pour l’attaquer devant la Cour suprême », nous a déclaré Pedro Amuzu, chargé à la communication du CST. Le principal marché de Lomé et le marché de Kara (à 420 km au nord de la capitale) avaient été ravagés par des incendies, en janvier, qui n’avaient pas fait de victime mais occasionné des pertes matérielles. Au total, 35 personnes – pour la plupart des militants de l’opposition – avaient été inculpées, dont 23 ont été placées en détention préventive. AFP.