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Le Conseil national de transition, au pouvoir en Libye, a adopté mardi soir une loi sur les partis, la première du genre depuis 1964, interdisant notamment les formations politiques fondées sur des considérations religieuses ou tribales, ont indiqué à l’AFP des membres du CNT. « Une condition essentielle (pour la formation des partis) est qu’ils ne doivent pas être fondés sur des considérations régionales, tribales ou religieuses, qu’ils ne soient pas le prolongement de partis à l’étranger et qu’ils ne soient pas financés par l’étranger », a déclaré un membre du conseil Moustapha Landi. Selon un autre membre du CNT, Fathi Baaja, cette loi ne vise pas les islamistes modérés, mais exclut les islamistes radicaux qui « suivent une politique d’exclusion des autres ». La loi adoptée exige un minimum de 250 membres fondateurs pour chaque parti créé et une centaine de membres pour toute autre « entité politique », a-t-il ajouté sans autre précision. Depuis le début du Printemps arabe, les islamistes ont été les grands vainqueurs des élections, en particulier en Tunisie et en Egypte, les deux pays méditerranéens qui encadrent la Libye, où un résultat similaire est attendu en juin lors de l’élection d’une assemblée constituante. AFP