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1-35.jpgVoici une histoire dramatique telle que je n’aime pas souvent vous les raconter. La dame est veuve. Elle prend un amant. Quelques temps plus tard, la femme de l’amant meurt. Les mauvaises langues disent que c’est de chagrin.

Quand l’amant aime, il ne regarde pas à la dépense. Ceux qui les ont vus vivre leur amour, affirment que l’amant a tout vendu : parcelles, quincailleries, voitures pour couvrir les besoins de la dame qui vit toujours chez son mari défunt.

Les enfants de la dame qui jugent cette liaison grotesque, interdisent la fréquentation de la concession à l’amant. Il achète une moto à la dame et désormais c’est elle qui le rejoignait. Mais la pression de la famille de la dame pour qu’elle mette fin à sa relation avec l’amant grandit.

Et l’amant est ruiné. Totalement. Bonne occasion ; la dame prend un autre amant, un homme de tenue. Bientôt le futur ex-amant s’en aperçoit et pique régulièrement de violentes crises de jalousie. Les querelles sont fréquentes. La dame le fréquente de moins en moins et arrête même de le voir. Haine.

Un jour l’amant se rend chez un ami tout juste à côté du service de la dame. Là, il laisse son engin et va à pied au bureau de la dame. Ils sortent dans la cour et l’amant parle. Il demande à la dame de passer le soir chez lui. La dame refuse. Alors l’amant sort le P. A. qu’il avait dissimulé dans sa chemise « trois poches. » Il tire. La dame est blessée. Elle lui crie qu’elle viendra le soir chez lui. L’amant ne l’entend plus. Il tire et tire encore. La dame s’écroule mortellement touchée. L’amant fait le tour du bâtiment et se tire une balle dans la tête.

Fin de l’histoire.

Sacré Chédou OUEDRAOGO

Sidwaya du 20 mai 2008