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Une fosse commune a été découverte lundi dans la région kényane de Tana River (sud-est), théâtre de récentes tueries entre tribus rivales, laissant craindre que le bilan de plus de 100 morts jusqu’ici annoncé soit plus important, a-t-on appris de sources policières. Un millier de membres des forces spéciales ont été envoyés mi-septembre dans le district, où la police a été totalement débordée par l’actuel cycle de violences, qui y a fait officiellement plus de 100 morts depuis la mi-août. Les rivalités sont ancestrales entre orma et pokomo autour des pâturages et des points d’eau autour de la rivière Tana. Mais les observateurs et les habitants de la région estiment que les violences actuelles, inédites par leur ampleur et leur intensité, n’ont rien à voir avec les anciens différends et ont des motivations politiques, à l’approche des élections générales de 2013. Selon des observateurs, le redécoupage électoral et la démographie ont modifié les rapports de force politico-ethniques dans la zone. Ces violences sont les plus meurtrières au Kenya depuis celles qui avaient fait environ 1.200 morts après les élections générales de décembre 2007 et la réélection contestée à la tête de l’Etat de Mwai Kibaki, dont le pays doit élire le successeur en 2013. AFP.