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Le Burundi fait face depuis dix mois à la plus longue épidémie de choléra de son histoire, qui a déjà contaminé près d’un millier de personnes et fait au moins 17 morts, nous a indiqué lundi un responsable sanitaire. Cette épidémie est « d’abord apparue dans les quartiers nord de Bujumbura (la capitale), mais aussi tout le long du lac Tanganyika (ouest) et dans les provinces de Cibitoke et Bubanza (nord-ouest), avant de s’étendre dans la province de Rutana (sud-est) et des zones de Makamba (sud), touchées pour la première fois », a déclaré un responsable sanitaire. Le choléra est apparu essentiellement parce que « la population manque d’eau potable, n’a pas de latrines en quantité suffisante, » a poursuivi le responsable, dénonçant le « manque d’hygiène tant domestique que publique ». Dans certains quartiers de Bujumbura par exemple, des montagnes de déchets se sont accumulés et les bornes-fontaines ne fonctionnent pas à cause de la mésentente entre la régie de production d’eau et l’administration, a constaté l’un de nos journalistes. L’agent du choléra, le vibrio cholerae, est une minuscule bactérie qui se transmet par voie digestive, par ingestion d’eau, de boissons ou d’aliments souillés par des déjections contaminées ou par des mains sales. Après une incubation courte, de deux à cinq jours, la maladie débute brutalement par de violentes diarrhées vidant littéralement l’organisme de son eau. En l’absence de soins immédiats basés d’abord sur une réhydratation, cette déperdition gravissime de liquides est souvent mortelle. Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres de la planète, qui vit sous perfusion de l’aide étrangère.AFP.