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Un total de 41 hauts responsables sud-soudanais ont été identifiés par une Commission de l’ONU pour les droits de l’Homme en vue de poursuites pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dont des viols et meurtres à caractère ethnique perpétrés dans ce pays en guerre depuis décembre 2013. Dans des termes d’une sévérité rarement constatée de la part de l’ONU depuis le début de ce conflit dévastateur, la Commission onusienne des droits de l’Homme pour le Soudan du Sud a tiré vendredi à boulets rouges aussi bien sur les forces fidèles au président Salva Kiir que sur celles loyales au chef rebelle et ancien vice-président Riek Machar. Ce rapport s’inscrit d’ailleurs dans un durcissement du ton adopté dernièrement par la communauté internationale, qui perd patience vis-à-vis des dirigeants sud-soudanais, tenus responsables des souffrances infligées à leur peuple et des multiples violations de cessez-le-feu. « Il y a suffisamment de preuves pour conclure que (ces groupes armés et leurs alliés) visent délibérément les civils en fonction de leur appartenance ethnique, se livrant à des meurtres, des enlèvements, des viols et autres violences sexuelles, ainsi que des destructions de villages et des pillages », a soutenu la Commission dans son rapport. « Ces actes constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ». AFP