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« On a une forte volonté, de la détermination à combattre ce fléau », mais « les organisations criminelles sont plus efficaces par rapport à des Etats comme le nôtre, qui a connu diverses convulsions » politiques, a récemment déclaré à l’AFP Edmundo Mendes, procureur général de la République de Guinée Bissau. M. Mendes, qui rappelle que les institutions de son pays « sont fragiles », est un des acteurs clés de la lutte contre le narcotrafic en Guinée-Bissau. « On a besoin de bateaux pour la surveillance de notre côte maritime, parce que c’est la voie la plus utilisée par les narcotrafiquants » de même que « de moyens de communication satellitaire… », a-t-il indiqué. Joao Biague, directeur national de la Police judiciaire, évoque aussi les efforts déployés dans la lutte anti-drogue, en dépit du manque de moyens. Des saisies, effectuées entre février et mars, montrées récemment à la presse, s’élevaient à 3,790 kg de cocaïne en tout, sous forme de paquets et petites boules. « Ce n’est pas une grande quantité mais pour nous ça l’est, puisque nous n’avions rien saisi depuis longtemps », a expliqué M. Biague. Une maigre moisson par rapport aux centaines de kilogrammes de cocaïne saisies entre 2006 et 2008 dans des bateaux ou petits avions en provenance d’Amérique du Sud. AFP