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Une amnistie des combattants de groupes armés de Centrafrique, qu’ils réclament dans le cadre d’une médiation de l’Union africaine (UA), est « impensable », selon un communiqué de cinq ONG reçu jeudi par l’AFP. « Il est impensable que des personnes responsables et complices des crimes les plus graves puissent s’arroger une amnistie à la table des négociations, et cette idée doit être rejetée sans condition par le gouvernement », a déclaré Mathias Morouba, président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), dans ce communiqué également signé par Amnesty International, Human Rights Watch (HRW) et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Les groupes armés en Centrafrique ont récemment présenté près de cent revendications, dont l’amnistie générale, à un panel d’experts de l’UA qui organise une médiation avec le gouvernement. Des émissaires de chacun de ces groupes doivent se rencontrer avec le panel lundi à Bouar (Ouest) pour une « harmonisation » de ces revendications, avant de les soumettre aux autorités en vue d’un accord. Parmi les revendications se trouve l’amnistie générale pour les combattants de groupes armés et leurs chefs, une mesure qu’ils exigent depuis le début des violences en 2012. Plusieurs chefs de groupes armés sont cités dans des rapports d’enquête de l’ONU.AFP