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1-30.jpg«Elle est encore sous le choc. Tout son corps tremble», dit une source proche des enquêteurs. La police est sur la piste de trois suspects. Une reconstitution des faits était prévue mais la victime n’a pu y participer en raison de son état de santé. L’exercice a été reporté, de même qu’une nouvelle déposition que la police voulait recueillir d’elle.

Le soir du viol, la victime est seule chez elle, dans son appartement au premier étage d’un immeuble. Son concubin n’est pas encore rentré et sa fille est chez sa grand-mère. Vers 20 h 10, elle entend sonner. Elle descend au rez-de-chaussée pour ouvrir, car elle attendait une visite de son frère cadet. Par précaution, elle demande qui a sonné. Une voix lui répond : «Ouvre, c’est moi!»

Elle ouvre, croyant avoir reconnu la voix de son frère. Mais ce sont trois hommes de forte carrure qui sont devant sa porte. Ces visiteurs la malmènent physiquement, la menacent, puis exigent qu’elle téléphone à son compagnon pour lui annoncer qu’elle veut rompre. La jeune femme ne peut qu’obtempérer, utilisant son téléphone portable.

Encore traumatisée

Dès la fin de l’appel, les trois hommes la préviennent : ils kidnapperont sa fille et la tueront si elle s’avise de les dénoncer à la police. La malheureuse pensait qu’en exécutant les ordres, ses agresseurs la laisseraient et quitteraient son appartement.

Mais c’était mal connaître les brutes auxquels elle avait affaire. Deux d’entre eux restent au salon et le troisième l’emmène dans sa chambre. Là, il la viole. Cet acte ignoble accompli, les trois quittent l’appartement et s’enfuient à bord d’un véhicule, un 4X4 de couleur rouge.

Meurtrie, la jeune femme appelle une nouvelle fois son compagnon et lui raconte sa mésaventure. Ce dernier accourt aussitôt et la conduit au poste de police de Pointe-aux-Sables, où elle porte plainte. Aux policiers, elle aurait déclaré qu’elle a deux voisins, que l’un rentre chez lui assez tard d’habitude et que l’autre s’est absenté pour une durée indéterminée.

Plusieurs sections de la police ont patrouillé la région de Pointe-aux-Sables et de Petit-Verger, ce soir là. Si aucune arrestation n’a encore été faite, toutes les hypothèses sont analysées, notamment celle du viol commandité par un tiers.

Depuis son viol, la jeune femme ne peut plus s’exprimer convenablement. «Non, elle n’est pas capable de vous parler aujourd’hui. Elle est traumatisée», a déclaré son frère aux journalistes.

Source : L’Express Ile Maurice du 14 mai 2008