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En Egypte, les partisans du président déchu Mohamed Morsi ne renoncent pas malgré la répression policière qui s’est abattue sur eux ces dernières semaines, avec près d’un millier de morts en dix jours. Des centaines de cadres des Frères musulmans ont également été arrêtés, emprisonnés. Et pourtant, la confrérie appelle de nouveau ses militants à manifester en ce vendredi de prière. A l’heure de la sortie de la prière, devant la mosquée el-Salam à Nasr City, la prière vient tout juste de se terminer. Il commence à y avoir un peu d’agitation mais ils sont peu nombreux dans ce quartier pourtant un fief des islamistes. Les Frères musulmans ont baptisé ce vendredi «journée des martyrs», un nom évocateur, qui pourrait vouloir dire «nous n’avons plus rien à perdre». Toutefois, il n’est pas encore certain que la mobilisation va se maintenir. Durant cette semaine, le mouvement islamiste a annoncé des manifestations et elles ont toutes été annulées à la dernière minute, ou ont été très peu suivies. Les autorités égyptiennes semblent avoir un temps d’avance sur les Frères musulmans : les chars et les véhicules blindés bloquent de nouveau les accès aux places sensibles. Baptisée la «semaine du départ du coup d’Etat», les islamistes devront une nouvelle fois se confronter ce vendredi après-midi aux forces de l’ordre, mais aussi aux comités populaires dont la principale mission est de faire capoter l’action de la confrérie. RFI