Partager

« Seize membres de la famille, dont Makaziwe et Zindzi, m’ont donné pour instruction d’introduire une action contre Mandla », a expliqué Me Wesley Heyes à l’extérieur du tribunal de Mthatha (sud-est). Makaziwe et Zindzi sont deux des trois filles de Nelson Mandela. Quant à Mandla, 38 ans, il est l’aîné de ses petits-fils et a le statut de chef traditionnel à Mvezo mais aussi de chef de la famille depuis que son grand-père lui a légué cette fonction. En 2011, Mandla avait déplacé les corps de son père, de sa tante et de son oncle du cimetière de Qunu, le village d’enfance de Nelson Mandela, vers Mvezo, le hameau de sa naissance situé à une trentaine de kilomètres, sans demander l’accord du reste de la famille. Selon les médias locaux, les plaignants veulent que la justice le force à rapatrier ces corps à Qunu, où Nelson Mandela souhaite être enterré. L’action en justice ne vise pas seulement Mandla, mais aussi les services régionaux de santé et le chef de la province du Cap oriental, a-t-il toutefois précisé. Un huissier a délivré l’assignation en justice au domicile de Mandla mais s’est heurté à des portes closes. Il a finalement épinglé les documents sur la clôture. Les tombes au centre de la querelle sont celles de trois des quatre enfants que Nelson Mandela a eu avec sa première femme, Evelyn: Makaziwe morte en 1948 à l’âge de neuf mois, Thembekile, tué en 1969 à 24 ans dans un accident de la route (emprisonné Mandela n’avait pas pu assister à l’enterrement) et de Magkatho – le père de Mandla – mort du sida en 2005 à 55 ans. AFP