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Un tribunal sud-africain a accepté vendredi la requête en non-lieu de la défense dans le procès pour corruption du chef de l’ANC Jacob Zuma, qui a ainsi les mains libres pour conquérir la présidence en 2009. « La décision prise par le parquet national le 28 décembre 2007 de poursuivre le requérant est par ce jugement déclarée nulle et sans effet« , a annoncé le juge Nicholson du tribunal de Pietermaritzburg. Les accusations pour corruption, fraude, racket et blanchiment d’argent sont donc levées contre le chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir depuis la chute de l’apartheid), favori à la présidentielle. Les avocats de M. Zuma avaient déposé cet énième recours en annulation dès l’ouverture du procès mi-août, arguant que les conditions de son inculpation violaient ses droits constitutionnels. La procédure sur le fond avait quant à elle été ajournée à la date provisoire du 8 décembre. Il était soupçonné d’avoir accepté, alors qu’il était vice-président du pays (1999-2005), des pots-de-vin d’une filiale du groupe français d’armement Thalès.