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Au moment où tous les Maliens ont les yeux braqués sur le septentrion de notre pays en proie à une insécurité sans précédent, certains individus versent dans l’insouciance totale en s’adonnant au trafic d’armes de guerre au profit des bandits armés qui ont fait allégeance à AQMI. C’est ainsi que, suite à un échange d’informations entre Bamako et Ségou, les éléments du Contrôleur général de police Moussa Condé, Directeur régional de la police de Ségou, ont mis la main sur un individu très dangereux.

C’était hier mercredi 22 février peu avant midi. Mohamed Ibrahim, c’est son nom, avait en sa possession, un véritable arsenal de guerre composé de pistolets automatiques (PM), de munitions, de chargeurs de PM, de culasses de PM, de couvre-culasses, de balles de PM et de la somme de 958.000 FCFA.

Mohamed Ibrahim est né en 1970 à Gourma Rarhous dans la région de Tombouctou et soutient qu’il est commerçant. Hier mercredi, il a été suspecté par des citoyens à l’embarquement à Bamako qui ont vraisemblablement alerté la police. Pour des raisons de sécurité, nous taisons momentanément le nom de la compagnie.

Dans la précipitation, Mohamed Ibrahim oublie un de ses nombreux colis dont le contenu sera dévoilé après le départ du car : plusieurs armes dont les noms ne nous ont pas été précisées. C’est ainsi que la police de Bamako saisit celle de Ségou qui, peinarde, dépêcha une équipe à l’escale de ladite compagnie où, à l’arrivée du car, elle cueille sans difficultés Mohamed Ibrahim qui avait le reste de la cargaison avec lui.

Il s’agit de PM, de munitions, de chargeurs de PM, de culasses de PM, couvre-culasses et de la somme de 958.000 FCFA. A l’interrogatoire préliminaire, il a déclaré qu’il est commerçant et qu’il a l’habitude de venir acheter des armes à Bamako pour aller les revendre dans la Commune rurale de Boni dans le Cercle de Douentza. Cette nouvelle qui s’est répandue dans la ville de Ségou comme une trainée de poudre a suscité un déchainement de la population qui voulait lyncher le suspect.

De midi aà 16 heures, le Commissariat du 1er Arrondissement a été pris d’assaut si bien que le Directeur régional Moussa Condé et ses hommes étaient obligés de faire usage de gaz lacrymogène pour contenir la foule. Puisque Mohamed Ibrahim ressemble à un gros bonnet, les services de renseignement ont envoyé un véhicule pour le transférer à Bamako où il est arrivé hier soir tard dans la nuit.

Ce cas pose la sempiternelle question de la sécurité sur nos axes routiers sur lesquels des individus de moralité douteuse se livrent à toutes sortes de trafic au nez et à la barbe de certains agents chargés de la sécurité des personnes et de leurs biens. Nous y reviendrons !

Diakaridia YOSSI

Le du 23 février 2012