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Cette rencontre est la première du genre dans la sous-région. Le Salon envisage d’ouvrir le débat sur la problématique du transport en Afrique de l’ouest en général et dans notre pays en particulier afin d’établir un lien entre le développement économique et l’efficacité du secteur des transports.

Il devrait également permettre aux acteurs et partenaires techniques et financiers d’échanger idées et expériences et de nouer des relations de nature à favoriser la promotion du secteur en général.
Le Salon sera aussi l’occasion d’identifier les insuffisances et de dégager les moyens d’adapter le secteur aux technologies de l’information et de la communication.

En outre, il s’agira d’apprécier le cadre de financement des infrastructures et services dans une perspective de développement sectoriel du transport aérien. Cela à travers le renforcement des capacités des aéroports du Mali, et le développement du transport routier et fluvial, explique Djibril Tall, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux.

Le Salon va également plancher sur la mobilité urbaine et rurale et sur les moyens intermédiaires de transports susceptibles de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique.

Près de 500 participants dont des ministres en charge des transports venant des pays de l’UEMOA, de la Guinée, du Ghana, et de la Mauritanie sont attendus à cette rencontre. Les représentants des partenaires techniques et financiers, de l’Interprofessionnelle portuaire ainsi que des organisations privées et publiques vont y participer. « Tous les pays de la sous-région ont confirmé leur participation », assure Djibril Tall.

Dans le cadre de l’organisation du Salon, la direction nationale en charge des transports a établi un partenariat stratégique avec DFA Communication pour créer des espaces d’accueil et d’échanges et permettre la mise en relation des différents acteurs nationaux et internationaux.

Des lettres d’invitation ont été adressées aux pays amis et aux des partenaires techniques et financiers. Les concessionnaires et auxiliaires des transports, les agences maritimes et portuaires vont participer aux expositions et aux travaux d’atelier.

En décidant d’organiser cette rencontre, notre pays entend prouver que sa continentalité peut être un atout. « Quand on regarde le schéma de la politique sectorielle des transports, on constate que malgré sa continentalité, le Mali a pu établir un réseau d’approvisionnement très efficace à travers ses entrepôts dans les ports. Sur le plan institutionnel, le Mali a organisé les chargeurs, importateurs et transitaires au sein du Conseil malien des chargeurs (CMC).

Le Mali a aussi organisé l’ensemble des transporteurs au sein du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), après avoir libéralisé le secteur des transports et laissé la place aux professionnels», souligne le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux.

« Notre pays veut également, à travers l’organisation de ce Salon, partager son expérience et recevoir le point de vue des experts des autres pays et partenaires techniques et financiers« , ajoute Djibril Tall.

« C’est un défi que notre pays et les autres états de la sous-région doivent gagner. Le Mali gagne déjà beaucoup d’abord grâce à sa politique sectorielle des transports. Le pays gagnera encore davantage en recevant l’ensemble des partenaires. Il pourra améliorer son système à travers les exposés et les rencontres thématiques », précise Tall.

L’autre enjeu du Salon est démontrer la capacité des pays de la sous région à assurer une meilleure intégration des technologies de l’information et de communication dans le transport et le transit.
En plus des exposés et rencontres qui seront organisés entre les différents partenaires publics et privés, des ateliers sont programmés.

Les thèmes de ces ateliers portent notamment sur les TIC et les transports, la sécurité routière en Afrique de l’Ouest, le financement des infrastructures et des équipements de transports, la facilitation des transports et Afrique de l’Ouest ou encore la mobilité rurale et les moyens intermédiaires de transport.

D’autres grands dossiers comme la question des ports, l’aéroport de Bamako Sénou comme un hub pour l’Afrique de l’Ouest, le transport fluvial seront abordés.

« La pertinence de ces thèmes montrent que le salon prend en compte l’ensemble du secteur des transports. Non seulement les modes de transports terrestre, fluvial, et aériens mais également les activités auxiliaires liées au secteur des transports », fait remarquer Djibril Tall.



Un bel élan

Au Mali, la politique sectorielle des transports repose sur trois composantes : les infrastructures, l’industrie du transport, et les services et transports.

Le pays a accompli, ces dernières années, beaucoup de progrès en matière de transport notamment au plan des infrastructures. Il est l’un des rares pays dans la sous-région à avoir adopté une politique de renouvellement de son parc des transports de marchandises (liquide et solide). De même, dans le souci de préserver son réseau routier, le Mali a installé un système et pesage.

En matière de services des transports, la politique sectorielle des transports a pris en charge l’ensemble des objectifs de réduction de la pauvreté. En développant le réseau routier à travers les corridors de desserte inter-États et de liaison avec les pays portuaires. En construisant des pistes qui assurent la connexion des zones de production avec les grands réseaux routiers.

Ces pistes favorisent également l’accès des populations aux services sociaux de base, le développement du petit commerce et l’écoulement de la production.

La politique sectorielle inclut également un plan important de facilitation de la fluidité du trafic, un facteur important dans les échanges intra-communautaires et nationaux et une des bases de rentabilité des activités du transport.

L’année 2009 verra l’ensemble de ces questions prises en compte dans un plan stratégique de renforcement et le lancement de nouvelles actions et initiatives pour le développement du transport, assure le directeur national des transports, terrestres, maritimes et fluviaux, Djibril Tall.

Be COULIBALY

Essor du 12 Mars 2009