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En compagnie d’une délégation de six autres responsables politiques que Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition au Burkina Faso a été reçu par le président Blaise Compaoré. Une rencontre qui fut l’occasion pour l’opposition de remettre au président un mémorandum censé résumer les principales préoccupations des Burkinabè. Face au président Blaise Compaoré, les opposants ont réitéré leur refus de la mise en place d’un Sénat et de la modification de l’article 37 de la Constitution, relatif à la limitation du mandat présidentiel. «Des questions comme celles qui touchent le Sénat ont été au cœur de notre entretien, confirme Zéphirin Diabré, le chef de l’opposition burkinabè. Et sur cette question, l’opposition a réaffirmé qu’elle ne voyait pas l’opportunité du Sénat dans notre pays. Ce Sénat est inutile pour nous, budgétivore et, plus grave, il sème la discorde dans l’opinion burkinabè. Quand c’est comme cela, c’est mieux d’oublier ce genre d’idée qui divise. Nous disons aussi que l’opposition est fermement opposée à toute modification de l’article 37 qui relève pour finalité de faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels». La demande d’audience a été adressée à la présidence au mois de mai 2013. Et c’est six mois après cette date que la première rencontre entre l’opposition et le président Blaise Compaoré a lieu. C’est par un souci de «renforcer le dialogue politique républicain, la cohésion et l’harmonie sociale» que le président du Burkina Faso a accepté la demande d’audience de l’opposition, selon la présidence. RFI