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Un conseil de cabinet du ministère de l’Agriculture, élargi aux responsables des services, projets et programmes rattachés, s’est tenu hier, dans la salle de conférence de la Direction administrative et financière de ce département. L’ordre du jour de cette rencontre présidée par le premier responsable du département, le professeur Tiémoko Sangaré, était la validation du plan d’action de la production de dix millions de tonnes de céréales à l’horizon 2012, conformément aux objectifs assignés par le président ATT dans le PDES.

Le présent plan d’action examiné en long et en large par les participants constitue la traduction en actions concrètes des orientations définies par le PDES, la lettre de cadrage du président de la République et la déclaration de politique générale du Premier ministre. Ce plan s’articule autour des directives définies par la Loi d’orientation agricole et se conforme aux axes d’intervention retenus par le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté.

Les éléments opérationnels définis dans le plan servent de référentiels pour les interventions et activités à mener aux niveaux national, régional et local par les services déconcentrés du département et les acteurs locaux.

L’objectif du plan est d’atteindre les 10 millions de tonnes de céréales en 2012. La production céréalière totale, qui est estimée actuellement en moyenne à 3 370 000 tonnes, sera portée 4 580 000 tonnes lors de la prochaine campagne 2008-2009, puis à 7 400 000 tonnes en 2010 – 2011 pour se chiffrer à 10 287 874 tonnes en 2012-2013. A cette même date, la superficie céréalière totale attendue sera d’environ 4 800 000 hectares repartis entre les différentes régions, soit une augmentation moyenne de 7%.

Un accent particulier sera mis sur les aménagements hydro-agricoles avec la réalisation de 103 356 ha sur la période 2008-2012 dont 81 000 hectares en maîtrise totale d’eau.

L’évolution de la production reposera sur les taux de progression par rapport aux dix dernières années des principales cultures comme le maïs qui connaîtra une augmentation annuelle de 40%, le riz 13%, le blé 37%, le mil 7%, le sorgho 15% et le fonio 10%. Ces productions reposent aussi sur les objectifs de rendement qui seront en fonction des niveau d’utilisation des engrais, des semences et des techniques culturales.

L’option stratégique pour atteindre des chiffres est l’intensification agricole. De même, les autres spéculations agricoles (fruit, légumes, tubercules, oléagineux…) seront annuellement déclinées en activités quantifiées et niveau du plan de campagne agricole.

Le plan d’action fait cas d’une série d’actions à mener comme l’approvisionnement correct des producteurs en intrants de qualité et à des coûts accessibles, l’équipement des exploitants par la motorisation, une meilleure organisation de la commercialisation et de la transformation, l’instauration d’un cadre dynamique de communication, le renforcement des capacités des acteurs du monde rural et l’adoption de mesures appropriées de subvention. Ces différents domaines feront l’objet d’un plan opérationnel détaillé.

Le financement du plan d’action des dix millions de tonnes de céréales est estimé à 1 155 milliards dont 432 milliards de subvention de l’Etat.

Youssouf CAMARA

29 Février 2008.