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Le directeur de publication de deux quotidiens algériens, Hichem Aboud, accusé d’atteinte à la sécurité de l’État, a affirmé mercredi à Alger s’être vu interdire de quitter le territoire alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Tunisie. « Mon client n’a été destinataire d’aucune convocation du parquet ou de la police, comme il n’a pas encore été entendu sur ces accusations »,a précisé l’avocat.Le parquet d’Alger a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire contre M. Aboud le 19 mai pour « atteinte à la sécurité de l’État, à l’unité nationale, à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions ». Depuis cependant, M. Aboud a pu sortir d’Algérie à trois reprises pour se rendre en France, où il a participé à des émissions sur plusieurs chaînes de télévision françaises, puis à Genève où il a pris part en tant qu’observateur à une réunion de la commission des droits de l’Homme de l’ONU. M. Aboud, qui est rentré en Algérie en 2011 après un exil volontaire de 15 ans, a accusé le frère cadet du chef de l’État, Saïd Bouteflika, d’être à l’origine de ses « tracasseries actuelles ». La presse algérienne prête à Saïd Bouteflika, 57 ans, frère cadet et conseiller spécial du président Bouteflika, de larges pouvoirs. Le chef de l’État, présenté comme mal en point par certains organes de presse, est apparu le 12 juin pour la première fois depuis son hospitalisation à la télévision publique algérienne assis dans un fauteuil et buvant du café. Une manière de faire taire des rumeurs alarmistes qui le disaient même mort. AFP.