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Le chef du Parlement libyen a confirmé lundi la nomination d’Ahmed Miitig comme Premier ministre après un imbroglio révélant les luttes d’influence entre islamistes et libéraux dans un pays déjà fragilisé par les violences meurtrières, trois ans après la chute du régime Kadhafi. Le porte-parole du gouvernement sortant que nous avons contacté, Ahmed Lamine, n’était pas en mesure de commenter immédiatement la décision du CGN. Le président du Congrès est absent de la scène publique depuis plusieurs semaines. Plusieurs députés réclament sa démission, après son implication présumée dans une affaire de mœurs. Le vice-président du Congrès avait adressé dimanche deux lettres au gouvernement et aux membres du CGN, dans lesquelles il affirmait que l’élection de M. Miitig était « nulle et illégale » et demandait au chef du gouvernement actuel, Abdallah al-Theni, de continuer à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre. Le gouvernement sortant avait alors indiqué qu’il allait appliquer les directives qui lui sont parvenues de la présidence du Congrès. Ahmed Miitig doit succéder à Abdallah Al-Theni, démissionnaire, qui assure l’intérim depuis le limogeage de M. Zeidan. Mais le Congrès doit voter à nouveau dans quelques jours pour donner sa confiance à son cabinet, une étape qui ne semble pas évidente après la controverse provoquée par son élection…AFP