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Le Mozambique, recherché pour ses plages vierges et ses sites de plongée sous-marine, a annoncé cette semaine la création d’un septième parc national à Magoe (nord-ouest) dont le mérite immédiat est de préserver une enclave verte pour la faune sauvage dans une région en plein boom charbonnier.Le nouveau parc situé sur les rives sud du lac de Cahora Bassa couvre une superficie de 3.500 km2. Un confetti à l’échelle géographique nationale (800.000 km2) et des houillères voisines. Mais, cela n’empêche pas les spécialistes de l’environnement de crier victoire.Le parc devrait abriter des hippopotames, éléphants, lions, léopards et une race rare d’herbivore au pelage roux, l’antilope rouanne, tête noire et blanche et silhouette chevaline. Convoité par les prospecteurs, le parc de Magoe leur sera désormais interdit. « Ils ont fait des pieds et des mains pour venir ici, mais le département du tourisme a aussi fait de son mieux pour les tenir à l’écart », constate Simon Rodger, un opérateur de safaris de Cahora Bassa. Le Mozambique revient de loin en matière de préservation de l’environnement et de faune sauvage. Même si le déminage a beaucoup progressé ces dernières années, la nature porte encore les stigmates de la guerre civile . Quantité d’animaux sauvages ont été décimés, servant de ration alimentaire à une population meurtrie par le conflit.Surnommé la « Perle de l’océan indien », le Mozambique ne peut pas soutenir la comparaison des trois destinations phares pour les safaris, Tanzanie, Kenya et Afrique du Sud. AFP.