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J’ai écouté le speech diffusé complaisamment et en boucle par une radio de la place. Encore une radio? Oui, encore une radio! Aucune formation, aucune notion de l’éthique et de la déontologie! Ne parlons pas du pays! Il est temps que le gouvernement cesse de fermer les yeux sur le non-respect des cahiers de charge! Disons le nettement: le cahier de charge déposé par ces radios permet, à lui seul, de retirer les fréquences, à certaines de ses radios. Passons.

Je m’étends volontiers sur le comportement exécrable de ceux qui ont servi de porte-oix à Sanogo and Co, car, je suis convaincu qu’ils ont été manipulés, disons joués comme un ballon lors d’un derby Stade Malien/Djoliba.
La méthode est simple, les amis galonnés de Mr Amadou Aya Sanogo ont décidé de le faire parler, de l’enregistrer à l’aide d’un téléphone (la qualité sonore l’atteste), et de vendre le scoop. L’heure tardive de la diffusion et le chamboulement du programme de la petite radio sont la preuve que, les négociations en ces temps de vache maigre n’ont pas trainé en longueur.

J’ai écouté, une dizaine de fois, le monologue de Amadou Aya Sanogo, le mensonge est patent, la manipulation saute aux yeux, même de ceux qui souffrent de conjonctivite, «de Apollo», comme on le dit communément. Cet autre mensonge du putschiste du 22 mars est un mensonge deliberé, dont le timing de diffusion était organisé et planifié, parce que destiné à ses supporteurs payés rubis sur ongle à Kati et à Bamako. Payés, entretenus et chauffés à blanc.
Eux, ils savaient que le Général Diagne wati allait parler, on le leur avait promis: il allait parler, afin de les galvaniser pour la grande marche programmée sur le palais, le lundi 2 décembre 2013. Le mensonge, vous en voulez? Je vous en donne à la tonne: Sanogo n’a jamais été convoqué par un juge!!! Il a seulement eu un courrier la veille du débarquement de Normandie, pardon du débarquement de la Base B! Car Sanogo est formel, il y avait plus de militaires ce jour-là chez lui qu’à Kidal! Balivernes et niaiseries!

Le mensonge, vous en voulez encore? Il y avait des bérets rouges, il y avait même son œil de Caïn à lui, Abdine Guindo en personne! Hallucinations? Mensonges, vous en voulez toujours? Alors, à la pelle et en vrac et tous tirés des «sanogoyades»: Boubèye a voulu me tuer! J’ai battu campagne pour le vieux (IBK) à travers toutes les familles fondatrices de Bamako! Quelle grande campagne! Et que de kilomètres parcouru entre Médine et Bagadadji!
Et quel est le but de cette sortie malencontreuse de Sanogo et de ses galonnés d’amis? Il est double. D’abord, en cette veille de second tour des élections législatives, faire mal au RPM, amener ses sympathisants et ses électeurs de Bamako et Kati à ne pas accorder leurs suffrages aux candidats du RPM qui sont en ballotage favorable dans toutes les communes de Bamako et à Kati.

Et, ce faisant, on pousse les candidats et les responsables du Parti à en vouloir à IBK! Et à le designer comme responsable de leur échec en cas de revers! C’est pernicieux, mais que voulez-vous, c’est du Sanogo.
Ce que Sanogo et ses amis ignorent, c’est qu’au RPM, nous en avons vu d’autres. Quinze années de luttes opiniâtres sont passées par là. Les militants et sympathisants du RPM ne sont ni à vendre, ni à manipuler. Bamako et Kati tomberont dans notre escarcelle, parce que simplement nous offrons aujourd’hui le maximum de garanties pour l’avenir. Sanogo comprendra que sans lui IBK gagnera, le RPM aussi.

Le second objectif est plus grave! Dans la tête d’un putschiste, on peut toujours rééditer un coup d’Etat! La marche programmée le dimanche était juste un essai! Le message de Sanogo aidant, on galvanise les jeunes et, le lundi, Kati entre dans la danse. Barricades et violences seront le lot des paisibles citoyens et, bien entendu, on marchera sur Koulouba, et les petits gars qui sont encore dans la nature et qui n’ont pas été appréhendés ouvriront le feu! Enfantin et pitoyable.

Pauvres d’eux! Eux qui n’ont pas retenu la leçon du philosophe Héraclite: «On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve!». Pour leur bien, que Sanogo et ses amis sachent raison garder. Sachant le Président IBK garant de l’Etat de droit, je sais que quand il dit que personne n’est au-dessus des lois de la République, c’est que véritablement, et plus jamais, personne ne sera au-dessus des lois, parce que la loi nous protège, nous tous. Et, pour notre bonheur, il y tient! Et, pour notre honneur, il en fait une question de vie. A bon entendeur, salut.

Oundjoro Diawara, Militant RPM
Gnimignama, Douentza

22 Septembre du 19 Décembre 2013