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Les faits remontent à la semaine dernière lorsqu’un magistrat du tribunal de Sétif (Algérie) avec la complicité d’un expert judiciaire avait demandé un pot-de-vin à un citoyen afin de lui régler une affaire liée au partage d’une parcelle de terrain qui présentait un litige entre associés. L’accord était conclu pour un premier rendez-vous entre le citoyen et l’expert au niveau de la ville de Sétif avant l’accomplissement de l’acte de livraison de la somme à Chelghoum Laïd.

Et c’est jeudi dernier, à la date du rendez-vous de la remise de la somme de 150 000 DA, que le citoyen se présenta comme plaignant auprès du procureur général de la cour de Sétif qui, après confirmation des faits au niveau du tribunal de Sétif, ordonna l’engagement de la procédure prévue par la loi par la désignation de la police judiciaire pour suivre l’évolution des faits.

Les billets ont d’abord été photographiés, un rapport a été rédigé puis une instruction a été ordonnée aux éléments de la police judiciaire pour étendre leur compétence en dehors du territoire de la wilaya de Sétif.

C’est ainsi que le déplacement du plaignant en compagnie de l’intermédiaire de l’affaire de corruption s’est effectué sous la surveillance de la police agissant aux ordres du parquet général de Sétif jusqu’à l’arrivée à Chelghoum Laïd, lieu de résidence du magistrat auteur de l’affaire de corruption.

Et au moment où l’opération de transfert de la somme d’argent a été opérée, les éléments de la PJ de Sétif sont intervenus pour arrêter le juge, dont les initiales n’ont pas été révélées par le procureur de la République de Sétif, M. Boumalta.

Il s’agit, selon le magistrat suprême de la cour de Sétif, d’une garde à vue des deux acolytes, opérée au cours de l’après-midi de la journée de jeudi dernier, c’est-à-dire dans la journée même des faits.

Mais sans verser dans des détails inhérents à l’unanimité de l’affaire, le procureur général a insisté sur sa finalité, non sur ce qu’elle comporte comme ingrédients de fait divers spectaculaire mais dans l’enseignement des rapports entretenus entre le citoyen et l’institution de l’Etat.

«Je lance un appel à tous les citoyens de Sétif afin de garantir la réussite de la mission de l’appareil judiciaire dans sa lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics», a déclaré le procureur général, hier, au terme de la tenue de la conférence de presse qui a contenu l’explication de tous les éléments de l’affaire de corruption dont ont été les auteurs le magistrat du tribunal de Sétif et l’expert judiciaire.

Algérie … Source : La Tribune

blogs-afrique.info/faits-divers du 4 mars 2008.