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Un leader du Syndicat national des mineurs (NUM) a été assassiné jeudi soir dans un bidonville voisin de la mine de platine de Marikana, en Afrique du Sud, théâtre en 2012 d’une grève sauvage meurtrière déclenchée par des rivalités syndicales, a indiqué le NUM.La police a confirmé le meurtre. « Il allait voir sa petite amie et a été abattu par quatre hommes sortis de nulle part« , a précisé un porte-parole, le brigadier Thulani Ngubane. La victime était en voiture quand ses agresseurs ont tiré sept à huit fois sur lui. Le syndicaliste est mort sur le coup, selon M. Ngubane. « Le motif du meurtre est encore inconnu », a-t-il ajouté. Depuis cette année, le NUM, proche du parti au pouvoir en Afrique du Sud, a été supplanté au sein de Lonmin, et plus largement dans les mines de platine, par un syndicat autonome, plus revendicatif et qui s’est aussi fait l’écho des critiques à l’encontre du NUM, accusé de complaisance avec la direction.Le meurtre pourrait « bien sûr faire ressurgir la violence, mais c’est ce que nous ne voulons pas », a souligné un porte-parole du NUM, Lesiba Seshoka.tout en lançant un appel au calme.Le 16 août 2012, la police sud-africaine avait abattu 34 grévistes devant la mine de platine exploitée par Lonmin, faisant également 78 blessés. Des affrontements avaient déjà fait 10 morts la semaine précédente.La grève de Marikana est finie depuis septembre 2012, mais intimidations, agressions et attaques entre syndicats rivaux y sont fréquentes. On a compté une vingtaine de morts depuis un an.AFP.