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Le Parc urbain de Bamako

Les informations sont des ministres de la Culture, Mohamed Al Moctar, de l’Environnement et de l’Assainissement, Agatham Ag Alassane et du Représentant résident de l’Agence Culturelle du Réseau Aga Khan pour le Développement au Mali, Ferid Nandjee. Lesquels étaient, vendredi 17 octobre, au Musée national du Mali face à la presse pour informer les journalistes sur les contours et les résultats attendus à travers la création du Parc urbain de Bamako.

Lancé le 25 avril dernier par l’Aga Khan et le président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, ce Parc, selon le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, est une volonté du gouvernement malien de créer, dans la partie nord de Bamako, un gigantesque parc de 103 hectares.

Lequel réunira, en une seule entité le parc biologique (comprenant le parc botanique et le zoo) et le Musée national du Mali. Le mariage des ces deux entités, à en croire toujours le ministre Agatham, permettra de donner un véritable poumon vert à la capitale malienne.

Pour le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, ce parc aura plusieurs avantages. « A travers la réintroduction des espèces disparues ou en voie de disparition, nous comptons augmenter l’accessibilité des citoyens au site. Il permettra aux élèves de se familiariser avec la nature. C’est un projet porteur, un projet d’avenir qui va créer des emplois et générer des ressources « , a ajouté l’orateur.

Le ministre de la Culture, Mohamed Al Moctar, a, lui aussi, salué à juste titre, ce mariage de raison entre la nature et la culture, qui améliorera, sans nul, doute l’image de Bamako, la plus grande ville malienne en terme de densité.

Ferid Nandjee du AKDN, a, lui aussi, exprimé la reconnaissance de son organisation au gouvernement malien pour le choix porté sur sa structure dans la réalisation de ce projet.

« La construction de ce Parc, financé par notre organisation à hauteur d’eviron 7 milliards de FCFA, s’étendra environ sur cinq ans. Elle se déroulera en trois phases. La première phase portera sur 50 hectares sur les 103 prévues. Et nous comptons finir avec les travaux de cette étape avant le 22 septembre 2010 qui coïncide avec le cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Et puis après il y aura une deuxième et, enfin, une troisième. Mais, avec la première phase, le parc sera opérationnel avec toutes les commodités nécessaires » a-t-il précisé.

Pour lui, ce parc sera unique en son genre en Afrique de l’ouest.
 » Il sera à l’image de celui que nous avons réalisé en Egypte. Cet endroit reçoit souvent pas moins de 200 000 visiteurs par jours. Toutes choses qui engendrera la création d’emplois, des activités génératrices de revenus dans le parc « , a-t-il souligné.

A en croire toujours le Représentant de l’AKDN au Mali, les actions immédiates pour les travaux porteront sur le dégagement complet de la clôture existante, le nettoyage complet du parc botanique, la construction d’un atelier pour la taille de la pierre et l’implantation d’une zone pour la pépinière et les plantes médicinales.

Quant à la problématique de la gestion du lieu, il a laissé entendre que son organisme signera bientôt avec le gouvernement malien un projet de partenariat public-privé pour la gestion de l’espace.

Kassoum THERA

20 Octobre 2008