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La nation malienne est une réalité. Elle a toujours existé. Elle est le fruit d’un brassage entre les fils du Mali. Elle est citée en exemple sur le continent.

C’est au Mali et rarement ailleurs sur le continent que les équipes gouvernementales se forment, sans qu’on ne prête attention à l’appartenance ethnique, religieuse communautaire ou régionale de tel ou tel ministre.

Ailleurs, de tells considérations ont encore de beaux jours devant elles. Le Mali et les Maliens ont dépassé de telles considérations rétrogrades.

Alors ! Dans le pays, loin de nous, l’idée d’affirmer que tout marche à merveille. Ou encore d’occulter les problèmes inter-ethniques ou encore intercommunautaires existant malheureusement ça et là.

Une rébellion armée ? Le Mali l’a connue. Toutefois, l’ensemble de ces problèmes, comme la rébellion touarègue, ont reçu des solutions à la Malienne. Solution faite de dialogue, de concertation et de respect.

A chaque occasion, les Maliens ont puisé dans leurs ressources propres pour trouver des solutions. Pas d’intervention extérieure, ni déploiement de forces extérieures pour « imposer » une solution.

Avec le dénouement de l’affaire Fagaga, notre pays vient d’administrer la preuve qu’il est en mesure de régler pacifiquement ses « conflits ».

Il vient de prouver qu’il a encore les ressources nécessaires pour sauvegarder sa stabilité et sa cohésion.

Le Mali prouve également que la seule arme qui vaille, dans certaines circonstances, est celle du dialogue.

L’important, maintenant, est que le lieutenant-colonel Fagaga regagne les rangs. Son égarement a pris fin. Son aventure s’arrête sans un seul coup de feu et sans effusion de sang.

Mais lui et tous doivent mettre en tête que le Mali est un et restera indivisible.

C.H Sylla

16 mars 2006.