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Un convoi de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a été caillassé à Goma, dans l’Est du pays, par des habitants en colère contre le tracé de la zone de sécurité qui doit être protégé par la Monusco et sa brigade d’intervention au mandat offensif. Plusieurs autres petites manifestations ont été organisées dans la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Un groupe de motocyclistes a circulé en klaxonnant et scandant: « Nous sommes en train de chasser la Monusco », chargée de la protection des civils, a constaté l’un de nos photographes. Mardi, la Monusco avait donné 48h aux individus et groupes armés pour se rendre ou risquer un désarmement de force. A l’expiration de l’ultimatum, l’ONU a annoncé avoir établi une zone de sécurité pour la région de Goma-Sake, qui compte un million d’habitants, dont des dizaines de milliers de déplacés.Pendant la reprise des combats entre l’armée et le M23, le 14 juillet, des obus de la rébellion ont touché Goma – ce que la Monusco veut prévenir. En raison des manifestations de vendredi, le personnel de l’ONU a été prié de ne pas sortir de son lieu de travail. « On nous a demandé de geler les mouvements de véhicule », qui sont ciglés UN et peuvent être pris pour cible, nous a indiqué une source onusienne sous couvert d’anonymat. AFP.