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Plusieurs blessés dont un amputé des deux jambes

La zone de Tinzawaten est désormais un lieu hautement dangereux. Les mines posées par le terroriste Ibrahim Ag Bahanga continuent de tuer des civils innocents.

Après les dix morts et les nombreux blessés du jeudi 30 août, provoqués par les mines sur lesquelles un véhicule civil transportant des forains a sauté, ces engins de la mort viennent de faire de nouvelles victimes.

En effet, de source militaire proche du dossier, il nous est revenu que dans l’après – midi du dimanche 16 septembre, un véhicule civil a sauté sur des mines dans le secteur de Tinzawaten. Bilan provisoire : plusieurs blessés dont un adulte amputé de ses deux jambes.

Auparavant, le même jour, aux environs de 8 heures du matin,  » une colonne militaire a fait l’objet d’une attaque de la part des bandits armés appartenant au groupe de Ibrahim Ag Bahanga dans le secteur de Tinzawaten. Bilan de l’attaque : sept bandits tués, plusieurs blessés et un prisonnier. Côté Forces Armées, un soldat mort au combat  » indique un communiqué signé par le Colonel Abdoulaye Coulibaly, directeur de l’information et des relations publiques de l’Armée.

La lâcheté du bandit Ibrahim Bahanga est en train de pénaliser ses propres parents puisque ce sont eux qui sautent tous les jours sur les mines.

Rappelons que depuis le vendredi 14 septembre, date à laquelle Bahanga a rompu la trêve en s’attaquant au poste militaire de Tinzawaten, les militaires maliens ont vigoureusement réagi.

Conséquence : ils contrôlent toujours Tinzawaten tandis que la bande Bahanga – Fagaga s’est retranchée dans les collines pour faire des sorties sporadiques.

La pression est aujourd’hui forte sur ce duo. Il y a, à la fois, les pressions militaires et celles de la communauté touareg, notamment les notabilités et élus locaux et nationaux.

Rappelons également que depuis le 26 août, le bandit Bahanga a entre ses mains des dizaines d’otages militaires.

Précisons, enfin, que les autorités militaires rassurent les populations qu’elles prendront toutes les dispositions nécessaires au rétablissement de la paix et à la préservation de l’intégrité territoriale.

Chahana TAKIOU

18 septembre 2007.