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Un chef militaire chargé d’opérations contre des rebelles ougandais actifs dans l’est de la RDC été tué jeudi dans une embuscade tendue par cette rébellion islamiste, a déclaré le gouvernement congolais.Le gouvernement a d’autre part démenti que des tirs aient eu lieu dans la soirée à l’aéroport militaire de Kinshasa, trois jours après des attaques de l’aéroport international proche, d’autres lieux stratégiques de la capitale et d’aéroports de province qui ont fait plus de 100 morts selon un bilan officiel. Dans ce contexte troublé, une source à l’aéroport militaire de Ndolo avait déclaré que des hommes armés avaient ouvert le feu sur les installations, provoquant une réplique de soldats.Les États-Unis l’ont placé sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001 et Jamil Mukulu est visé par des sanctions de l’ONU depuis 2011 et de l’UE depuis 2012.Le 25 décembre, les ADF-Nalu se sont emparés de Kamango, localité à près de 500 km au nord de la capitale provinciale Goma mais l’armée et l’ONU ont repris la ville le jour même. Lundi, une prise d’otages avaient eu lieu à la télévision publique avant que des tirs à l’aéroport international de Njili, situé à une dizaine de kilomètres de celui de Ndolo, et à l’état-major général de l’armée dans le cadre d’une série d’attaques qualifiée par le gouvernement d’« offensive terroriste ».Des assaillants se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui se surnomme « prophète de l’Eternel » et a été candidat à la présidentielle de 2006 remportée par Joseph Kabila. AFP.