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Un Casque bleu marocain a été tué dimanche en Centrafrique à Bangassou (sud-est) et trois autres ont été blessés, a annoncé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui accuse des miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens. « Un convoi militaire de la Minusca a été la cible d’une embuscade tendue par des anti-Balaka dimanche après-midi à Bangassou », indique la force onusienne dans un communiqué. Six Casques bleus avaient déjà été tués en mai à Bangassou et sa région (470 km à vol d’oiseau de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo). « L’attaque a eu lieu alors que les Casques bleus du contingent marocain escortaient les camions-citernes qui se ravitaillaient en eau dans le fleuve pour les besoins humanitaires de la ville », précise la Minusca, qui condamne l’attaque et présente « ses condoléances à la famille, au peuple et au gouvernement du royaume du Maroc ». Bangassou vit au rythme de nouvelles violences depuis quelques jours. Plus tôt dimanche, la Minusca avait condamné « l’attaque par des éléments anti-Balaka contre le site de la cathédrale où résident actuellement de nombreuses personnes déplacées. Deux enfants ont été grièvement touchés ». « Vendredi, une patrouille de Casques bleus s’est fait tirer dessus. Les Casques bleus ont riposté, avec un mort (parmi les assaillants) », avait déclaré samedi à l’AFP le porte-parole de la Minusca, visant encore des anti-Balaka.Les événements de Bangassou avaient fait craindre le retour des massacres de masse en Centrafrique, pays qui a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé par les rebelles Séléka majoritairement musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens. L’opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l’intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse.AFP