Partager

Après la CAN au Ghana, certains supporteurs sont rentrés immédiatement au bercail. D’autres ayant des parents au Ghana y sont restés quelques jours. A leur retour, le bus ayant à son bord plusieurs nationalités dont un Malien, a été attaqué entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, par cinq bandits.

Selon B. S. le seul Malien, ils ont emprunté un bus de transport gouvernemental du Ghana (STC), le lundi 18 février à 10h pour Ouaga. Arrivés à Ouaga le lendemain, les passagers ont pris un bus de transport interurbain du Burkina « TCR » en direction de Bobo.

Au cours du trajet, le bus a été attaqué à 3km de Paga sur la route de Ouaga vers 16h. Armés de fusils de guerre et cagoulés, les bandits ont tiré sur les deux véhicules qui les devançaient pour obliger les chauffeurs à s’arrêter.

Les coupeurs de route ont fait descendre tous les passagers et les ont mis à plat ventre à part une jeune fille qui a été utilisée pour fouiller ses compagnons de voyage.

Toujours selon le rescapé B. S., parmi les cinq bandits, il y avait un qui n’était ni cagoulé, ni armé. Sa tache consistait à fouiller dans les bagages et à l’intérieur du véhicule. Tout le monde a été dévalisé. Un jeune voulant s’enfuir a reçu une balle à l’épaule. Sa vie n’est heureusement pas en danger.

A en croire la victime B. S., les bandits parlaient Mossi, la langue du terroir. Les passagers étaient majoritairement des Burkinabé avec quatre Guinéens et un Malien. C’est après leur forfait que les bandits ont rebroussé chemin sans être inquiétés laissant les passagers à leur sort. Ceux-ci n’avaient le choix que de reprendre la route.

« La scène s’est déroulée dans la quasi-indifférence des villageois qui nous regardaient dans les mains de nos bourreaux comme s’il y a avait une sorte de complicité tacite entre eux » , a déclaré B. S. Notre chauffeur a été faire la déclaration à la gendarmerie de Paga, qui n’a pas non plus daigné compatir à notre douleur, poursuit-t-il.


Ramata Kéita

Sétè Traoré

(stagiaires)

25 février 2008.