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Au Mali, le secteur de l’industrie connaît un faible développement à un moment où certaines unités de production existantes sont progressivement en train de fermer. C’est pour insuffler une nouvelle dynamique au secteur privé, à l’investissement, notamment pour la promotion industrielle, que le président de la République, après son élection, a créé un ministère de l’investissement. Il s’agit, comme l’a voulu ATT, de déployer les synergies nécessaires qui favorisent les contacts avec les bailleurs de fonds et les investisseurs, qu’ils soient Maliens ou étrangers.

Même dans le domaine de la diplomatie, le président de la République s’investit personnellement pour attirer des financements du développement. C’est pourquoi dans son projet de société, il met un accent particulier sur la diplomatie de développement, une diplomatie au service du développement.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que de nombreuses initiatives ont porté leurs fruits avec l’organisation recente de grandes rencontres internationales qui ont des impacts positifs sur l’économie du pays, tout en soignant son image à l’étranger.

Au nombre de celles-ci les différents sommets organisés. Les relations entre les autorités de notre pays et celles de plusieurs autres pays devront s’améliorer. Mais jusqu’ici au Mali se pose la problématique du financement du développement.

En effet, les ressources internes sont très insuffisantes pour assurer le financement du développement de notre économie, c’est pourquoi les institutions financières et les partenaires au développement sont constamment sollicités. Et tant qu’il en sera ainsi, notre souveraineté sera fragilisée. Alors que faire ?

Il nous faudra, dans les perspectives, exploiter au maximum nos potentialités de développement pour progressivement devenir indépendants par rapport à beaucoup de situations.

VIVEMENT DES SUCRERIES ET CIMENTERIES

Les autorités successives du pays ont toutes, tour à tour, affirmé qu’il regorge d’énormes potentialités de développement. A bien analyser la situation socioéconomique du Mali, on se rend compte qu’il existe des urgences par rapport à l’investissement.

En effet, le Mali manque cruellement d’unités de production industrielle, notamment de sucrerie et cimenterie.

A l’étape actuelle de la gouvernance au Mali il se pose, en effet, un problème crucial de sucrerie. Nous avons, à partir de nos potentialités agricoles, la possibilité de développer la culture de la canne à sucre.

Si les autorités de tutelle du commerce et de l’industrie et des investissements focalisaient leurs efforts sur ce volet, les consommateurs maliens seraient à l’abri des hausses anarchiques et interminables du prix du sucre, une denrée de première nécessité que nous importons jusqu’ici.

Il en est de même pour la cimenterie, pour qui sait que le Mali est un pays en développement donc en chantier.
L’apport d’une cimenterie est inestimable quand on sait que l’Etat lui-même fait la promotion des logements sociaux en plus de la construction de barrages dans plusieurs localités du pays. Même dans le cadre de la construction de la cité administrative, une cimenterie nationale pourrait bien faciliter les choses. A cela il faut ajouter les chantiers individuels qui poussent au Mali comme des champignons.

DES INITIATIVES EN MARCHE

Le ministre de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises Ousmane Thiam a conscience des problèmes à ces niveaux et de la nécessité pour notre pays de se doter des industries du genre.

Pour preuve, il y a quelques années, il a eu des échanges avec les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) autour de la problématique d’une cimenterie au Mali.

C’était dans la salle de conférences dudit département. Là, il a exprimé toute sa disponibilité pour appuyer les efforts des opérateurs économiques dans ce sens.

Certes, nous ne disposons pas, à présent, d’une sucrerie mais dans la zone de Markala le chantier de l’usine est en construction et on annonçait la participation des Sud-Africains au capital de cette société.

En ce qui concerne la cimenterie, elle est également attendue. Déjà le président de la Fédération nationale des employeurs du Mali Moussa Balla Coulibaly, avec ses partenaires français, vient de réaliser une usine de conditionnement du ciment au Mali.

Cette initiative est considérée comme le début d’un processus qui doit finalement aboutir à la réalisation d’une usine de ciment au Mali.

Si ces deux projets parvenaient à être finalisés, cela allègerait les charges des populations pourvu que le coût de production ne soit pas élevé, comme c’est généralement le cas au Mali.

En plus, le nerf de la guerre, c’est la gestion en vue de la pérennisation de ces structures en phase de projets.

Moussa SOW

27 avril 2006.