Partager

bebenoir-3.jpg


L’enquête ouverte par la Division provinciale de la police judiciaire de l’Ouest (Dppjo) à Bafoussam, il y a environ deux mois, a abouti, jeudi dernier, à l’interpellation de Odette Kengne Téné.

Elle est la mère d’un bébé qui a été enterré vivant. Et qui n’a eu la vie sauve que grâce à un chasseur. On soupçonne cette dernière d’être l’auteur d’un acte délictueux, qui a failli coûter la vie à un bébé âgé d’un jour.


Une affaire qui n’est pas encore close

Surtout que Odette Téné, 19 ans, incrimine une autre dame -inconnue-, qui aurait exprimé le besoin d’assurer la garde du même bébé. La génitrice s’en défend en déclarant qu’elle ne pouvait pas inhumer un enfant qu’elle a porté dans son sein pendant neuf mois :  » C’est moi qui ai accouché ce bébé. Mais, compte tenu du fait que je ne pouvais pas m’occuper de lui, une femme a souhaité le faire à ma place. Je suis convaincue que c’est elle qui a voulu tuer mon enfant « , a déclaré Odette Téné à la police.

Un argument léger, d’après l’enquêteur. L’interrogatoire se poursuit à la Dpjo pour en savoir un peu plus sur les motifs et l’identité d’une histoire qui se raconte encore au quartier Toket à Bafoussam.

Le 5 février 2008, un chasseur accompagné de son chien s’engage dans une partie de chasse dans une banlieue de Bafoussam, précisément à Toket, quartier connu pour abriter des rongeurs et autres animaux sauvages.

Dans une broussaille, le chien se sépare du maître et fonce dans une maison abandonnée. Il aboie sans cesse. Le chasseur le suit et pense à une proie. Il est d’autant plus convaincu que des rats font souvent leur terrier dans ce genre de cadre.

Peu après, le même chasseur est surpris quand il aperçoit le bout d’une serviette de couleur blanche, légèrement ressorti d’une terre, nouvellement remuée. Il extrait la serviette et découvre qu’il s’agit, en réalité, d’un bébé qui y a été enterré. Un bébé donnant tous les signes de vie.

Presque tous les résidants de Toket sont alertés. Ils sortent de leur maison à grands pas. La plupart sont consternés, tout en exprimant leur indignation. Personne n’y croit. Le bébé est conduit à l’hôpital provincial de Bafoussam, où il affiche actuellement une bonne forme. Le pire a été évité de justesse.

Cameroun … Source : Le Quotidien Mutations

08 avril 2008.