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La présidentielle en Ouganda aura lieu en 2021. Mais d’ores et déjà, en plus du candidat naturel qu’est Yoweri Museveni, un autre candidat, un peu atypique, vient de sortir du bois. Il s’agit du chanteur Robert Kyangulanyi alias Bobi Wine. Actuellement député, il entend « défier » le chef de l’Etat actuel dans les urnes en 2021. « Au nom du peuple d’Ouganda, je vous défie lors d’une élection libre et juste en 2021 », a-t-il lancé au président Museveni au pouvoir, il y a plus de trente ans. Bobi Wine saura-t-il réaliser l’exploit de son homologue Michel Martelly, du nom de cet artiste parvenu au pouvoir en Haïti en 2011 ? On attend de voir. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Ouganda n’est pas Haïti. Si bien que ce qui est possible à Port-au-Prince ne l’est pas forcément à Kampala où règne une dictature féroce. La preuve, Bobi Wine a plusieurs fois été embastillé dans son propre pays. Molesté et persécuté pour ses idées, il avait dû quitter son pays pour les Etats-Unis, pour des soins médicaux. Et ce n’est pas tout. L’artiste, devenu l’idole de la jeunesse ougandaise, a maille à partir avec la Justice de son pays qui l’a inculpé pour trahison. Bobi Wine sait mieux que quiconque que le maître de Kampala ne lui fera pas de quartier. Qui a-t-il trahi ? Le peuple ougandais dont il défend la cause ou le président Museveni dont il pourfend les idées ? Question à mille inconnues…LePays