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«  Un an après, rien n’a changé« , assure Lloyd en rangeant son étal de bonnets. Ce Zimbabwéen est revenu en janvier dans le township d’Alexandra où avait débuté il y a un an une chasse à l’étranger qui avait fait plus de 60 morts en Af du Sud. Un an après la flambée de violences xénophobes qui avait duré deux semaines, les attaques isolées et parfois meurtrières contre les Zimbabwéens, Mozambicains ou Somaliens se poursuivent car les conditions restent réunies pour que la situation explose de nouveau. En cause: la pauvreté, la criminalité, le manque de réaction des autorités peu enclines à empêcher de nouvelles attaques et à poursuivre les agresseurs, selon des analystes. Jusqu’à présent, 70 personnes sur un total de plus de 1.600 affaires ont été condamnées pour leur participation dans les attaques de mai 2008. Et la frustration de la population ne devrait pas s’atténuer malgré les promesses du nouveau président Zuma: la 1ère puissance économique du continent, où 40% de la population est au chômage, est sur le point d’entrer en récession. Ça peut recommencer à tout moment si Zuma ne leur donne pas ce qu’ils veulent: du travail et un logement », prévient Mangena, une Sud-Africaine. (Afp)