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Nouri Bousahmein, un indépendant d’origine amazighe, a été élu mardi à la tête de l’Assemblée nationale libyenne, la plus haute autorité du pays, succédant à Mohamed Megaryef poussé à la démission par une loi bannissant de la vie politique les ex-collaborateurs du régime déchu.Diplômé en droit de l’Université de Benghazi (est), il a travaillé notamment dans le complexe chimique d’Abou Kamach dans l’ouest du pays, de 1978 à 2000. Il a remporté les élections législatives du 7 juillet 2012 dans sa ville amazighe de Zouara, puis a été élu « rapporteur » du Congrès général national (CGN). Persécutés sous l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, qui niait carrément leur existence, les Amazighs (berbères) s’estiment toujours marginalisés par les nouveaux dirigeants du pays et réclament leur « droit » à à l’officialisation de leur langue, le Tamazight. Le nouveau président du CGN doit conduire le pays vers de nouvelles élections générales sur la base d’une nouvelle constitution qui doit fixer le modèle politique du pays. Tarek Mitri, représentant spécial de l`ONU en Libye, a appelé cette semaine les autorités libyennes à accélérer le processus constitutionnel, afin de « raccourcir la période de transition ». Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition n’ont pas été en mesure de rétablir l’ordre dans le pays en proie à une insécurité croissante. Plusieurs attaques contre les forces de sécurité et les intérêts occidentaux ont eu lieu ces derniers mois en Libye. AFP.