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« Un de nos véhicules a sauté aujourd’hui (mercredi) sur une mine posée par les bandits armés (les hommes du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, ndlr), il y a quelques blessés« , a déclaré à l’AFP un officier de l’armée joint dans le nord depuis Bamako.

Il n’a pas souhaité préciser le nombre des blessés, mais a indiqué que l’accident s’est produit à Tinzaouatène (à environ 2.000 km de la capitale).

Cette localité difficile d’accès, proche de la frontière avec l’Algérie, a été ces dernières semaines le théâtre d’enlèvements et d’attaques impliquant les hommes de Ag Bahanga qui, selon l’armée, ont abandonné leurs positions dans la nuit de mardi à mercredi.

Plus tôt dans la journée de mercredi, deux sources administrative et militaire de la région avaient annoncé à l’AFP qu’un véhicule de l’armée avait sauté mardi sur une mine dans la localité de Touksemène, près de Bouressa, dans la même zone désertique. Au moins trois militaires ont été blessés dans l’accident.

« Ag Bahanga a miné la zone avant de partir« , a accusé l’officier joint mercredi soir, en ajoutant que l’armée contrôlait désormais Tinzaouatène.

« Nous avons un renfort qui est arrivé sur place pour secourir nos troupes, et assurer la sécurité des populations« , a-t-il ajouté.

Des accidents similaires ont été enregistrés dans le nord du Mali depuis le début de la crise actuelle, déclenchée fin août avec l’enlèvement de plusieurs dizaines de personnes – des militaires et des civils – par les hommes de Ag Bahanga.

Après des attaques et ripostes meurtrières pour les deux camps, la situation s’est apaisée à la suite d’une trêve annoncée le 18 septembre, grâce à une médiation de notables touaregs et de l’Algérie.

Près de 30 personnes ont recouvré la liberté. Aucune information n’était disponible sur le nombre exact des otages de Ag Bahanga.

Le gouvernement malien et des diplomates en poste à Bamako ont dans le passé, accusé le chef rebelle et ses hommes d’avoir posé des mines dans le nord.

AFP

27 septembre 2007