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L’UJAO en partenariat avec le FAFPA a organisé un atelier sur la Convention collective des journalistes à l’intention de l’ensemble des composantes de la presse malienne. C’est du 17 au 19 septembre 2008 à Radisson Hôtel à l’ACI 2000.

La presse malienne est à la quête d’une convention collective depuis fort longtemps. Il faut souligner que l’absence de texte juridique met en mal cette profession considérée comme un sacerdoce. La précarité des journalistes, les problèmes que vivent les patrons de presse émanent en principe de cette absence de texte juridique régissant la profession. C’est pourquoi conformément aux recommandations de l’UJAO, cette institution des journalistes a rappelé l’ensemble de ses troupes pour plancher sur la question.

Il s’agit de finaliser le projet de convention collective de la presse malienne à la lumière de la convention cadre de l’UJAO. Car, faut-il le rappeler la maison de la presse avait balisé le terrain dans ce sens en 2002. Ainsi, ont pris part à cet atelier, la maison de la presse, l’ODEP, l’URTEL, l’ASSEP, l’UNAJOM, l’OJRM, l’APAC-Mali, le réseau de la presse régionale du Mali, l’UPF-Mali, l’AJSM, le CPJM.

D’autres invités comme la primature, la présidence de la République n’ont pas manqué à ce rendez-vous. En prenant la parole, le président de l’UJAO, Ibrahim Famakan Coulibaly a souligné la nécessité d’assainir l’environnement de la presse malienne. Selon lui, l’absence de ce texte juridique donne libre cours aux prédateurs de la liberté de presse d’user de tous les moyens d’oppression, de répression et de persécution dont ils disposent afin de traquer le journaliste dans l’exercice de son métier.

Il a souligné que la même absence de textes entraîne le journaliste sur le terrain dangereux de non respect de l’éthique et de la déontologie. Et ces manquements ont toujours profité aux adversaires de la liberté de la presse, a dit le président de l’UJAO, leur cible étant les promoteurs de radios libres et des patrons de la presse écrite.

Il n’a pas manqué d’évoquer les problèmes quotidiens auxquels est confrontée notre jeune presse. Il s’agit entre autres des problèmes d’imprimerie, de messagerie, de location et plusieurs autres charges tels que les problèmes d’électricité. Les rédactions sont envahies par des jeunes diplômés, toutes catégories confondues, parce que l’Etat n’a pas de politique d’emplois adéquate, a dit le président de l’UJAO. Et ces jeunes arrivent sur le marché de l’emploi confronté au problème de formation.

Vu la prolifération des journaux et des stations de radios à travers le territoire, le président de l’UJAO a demandé le soutien de l’Etat à ces entreprises de presse afin qu’elles puissent véritablement jouer leur rôle. Les recommandations de cet atelier, a-t-il affirmé, seront soumises aux plus hautes autorités pour permettre le renforcement des capacités des différentes entreprises de presse par le moyen le plus rapide et efficace à savoir l’indexation de l’aide à la presse sur le budget national, comme cela se fait dans les pays voisins.

Fakara Faïnké

19 Septembre 2008