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La réunion des ministres chargés du Commerce, des Douanes et de l’Industrie des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) sur les entraves tarifaires et non-tarifaires a été reportée à une date ultérieure. C’est là le contenu du communiqué remis à la presse par le directeur de la communication, de la documentation et des archives quelques heures après l’ouverture de la cérémonie à Bamako le 30 novembre dernier.

Le report de la réunion est consécutif à l’absence constatée des ministres à l’ouverture. Cinq ministres avaient confirmé leurs arrivées la veille. Mais le seul responsable gouvernemental qui a fait le déplacement a été le ministre sénégalais du Commerce, Amadou Habibou Ndiaye.

Quant au ministre malien de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Bah Fatoumata Néné Sy, elle s’est fait représenter par sa collègue de l’Elevage et de la Pêche. Cette dernière aussi s’est éclipsée juste après la cérémonie d’ouverture. Ce qui fait qu’il n’y avait aucun ministre malien dans la salle.

Les autres Etats ont, soit dépêché des représentants mandatés (Bénin, Côte d’Ivoire, Togo) soit mandaté des experts ayant déjà participé à la réunion des experts les 28 et 29 novembre derniers. Toutes choses incomprises par les observateurs qui affirment ne pas apprécier l’attitude de ceux qui doivent entériner les travaux des experts.

Certains experts fulminent déjà affirmant qu’il s’agit d’un désintéressement sur la levée des entraves tarifaires et non-tarifaires qui handicapent sérieusement la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Invités par la Commission de l’Uémoa, les ministres devaient délibérer sur les résultats des travaux des experts des 28 et 29 novembre 2007, de prendre les décisions pour une levée effective des barrières tarifaires et non-tarifaires aux échanges intracommunautaires, aux négociations commerciales internationales dont celles relatives à l’APE.

Ces décisions devaient être soumises à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union lors de sa 12e session ordinaire le 16 décembre à Ouagadougou.

Même si la zone de libre-échange de l’Uémoa est une réalité, et, ce, depuis le 1er janvier 2000, il est à noter que les produits originaires de l’Union circulent assez librement. Le marché régional qui a enregistré des progrès considérables, subsiste encore dans sa mise en œuvre, quelques difficultés assimilables à des entraves.

La Commission, selon le directeur de la communication, de la documentation et des archives, Badjuibassa Babaka, prendra les dispositions nécessaires en vue de convoquer une nouvelle rencontre des ministres avant la prochaine session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du 16 décembre prochain.

Amadou Sidibé

03 décembre 2007.