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Mercredi, à l’hôtel Kempinski, un séminaire sur la « mise en oeuvre du dispositif prudentiel de Bâle II : feuille de route pour un dirigeant d’établissement de crédit », organisé par la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA (FABPEF) en collaboration avec le CESAG, a débuté sous la présidence du sénégalais Abdoul M’Baye, président de la FABPEF.

Etaient présents, le directeur national de la BECEAO, PDG des banques de l’UEMOA et nombreux invités.

Permettre aux dirigeants d’établissements de crédit de se préparer aux nouvelles exigences bancaires, représentait le principal objectif de cette rencontre.

Bâle II est un nouveau dispositif d’adéquation des fonds propres des établissements de crédit qui correspond à un accroissement du minimum de fonds propres requis avant sa mise en œuvre. Aussi, les établissements de crédit de l’UEMOA doivent s’y préparer et se fixer une exigence supérieure à 8% dans un contexte de dégradation du portefeuille de crédit appelant à une constitution de provisions en progression.

Pour Babaly Bâh, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali, face aux grands défis qui se posent aux établissements, ces derniers se doivent d’être plus compétitifs et plus performants à travers la mise en oeuvre à terme du dispositif prudentiel de Bâle II. Aussi, par conséquent, ils doivent renforcer leur structures financières selon trois orientations principales qui sont : la maîtrise des techniques d’adéquation des fonds propres pour le respect des exigences minimales de fonds propres ; le respect des procédures de contrôle bancaire et de surveillance prudentielle de l’adéquation des fonds propres des établissements de crédit et de leurs procédures internes d’évaluation ; et l’utilisation de la discipline de marché pour améliorer la transparence et encourager l’application de pratiques bancaires sûres.

Mr Bâh a souligné le fait que la rencontre de Bamako se tient en même temps que le club des dirigeants de banques d’Afrique francophone.

Vu la montée du risque bancaire et de l’évolution du métier, cette rencontre s’avère très importante, a estimé le PDG de la BMS.

Abdoul M’Baye, président de la FABPEF, a quant à lui salué la pertinence du thème du séminaire : « Bâle II, c’est l’actualité et l’urgence pour tout dirigeant d’établissement de crédit soucieux d’un minimum de considération internationale », a-t-il expliqué.

Retard accusé dans la mise en oeuvre de Bâle II, ainsi que son adaptation aux spécificités de notre zone monétaire, ont été rappelés par le président de la FABPEF.

Ces opérations vont exiger de profondes révisions de nos systèmes d’information et entraîner des changements qui nécessitent du temps.

08 février 2007.