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L’UEMOA a succédé en 1994 à l’Union monétaire Ouest – Africaine (UMOA), créée au début des années soixante par des pays d’Afrique occidentale, nouvellement indépendants pour renforcer les liens entre eux et avec la France au sein de la zone franc.

De même, la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale- regroupant Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad – constitue un prolongement de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale.

Si l’intégration régionale y est plus faible qu’en Afrique de l’Ouest, la hausse des cours de pétrole y a favorisé la croissance. Les deux ensembles régionaux ont en commun le franc CFA, garanti par le trésor français et qui a une partie fixe avec l’Euro qui a remplacé le franc français.

Le traité de l’UMOA avait été révisé en 1973, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) étant alors dotée de nouveaux statuts et la Banque Ouest- africaine de développement (BOAD) voyant le jour à cette époque grâce à un environnement monétaire plus stable-monnaie commune, ancrage au franc français et règles de gestion monétaire-les membres de l’UMOA, comme d’ailleurs les autres pays de la zone franc, ont connu, en moyenne, de meilleures performances économiques que les autres pays d’Afrique sub-saharienne.

La croissance économique a été en général supérieure à la croissance démographique, ce qui a permis d’améliorer les conditions de vie des populations.

Mais de l’aveu même des experts financiers, dans les années quatre-vingt, deux chocs extrêmes majeurs ont largement contribué à déstabiliser les économies de l’Union et à renverser la croissance économique : l’effondrement des prix des matières premières, sources importantes des recettes d’exportation, et d’appréciation du franc CFA, sous l’effet combiné de la hausse du franc français et de l’ajustement à la baisse des taux de change des pays voisins hors zone franc.

Les principaux indicateurs macro-économiques et financiers se sont détériorés rapidement, plongeant les pays de l’UMOA dans une crise économique profonde, les forçant à accélérer les réformes économiques et l’intégration régionale.

Inter de Bamako

30 Juin 2008