Partager


La coopération entre le Mali et l’Union Européenne est au beau fixe.

La cérémonie de signature de documents relatifs à des conventions de financement qui a eu lieu hier, au ministère des Affaires étrangères, entre Moctar Ouane, chef de la diplomatie malienne et Irène Horejs, chef de la Commission de l’Union européenne dans notre pays, en présence de Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, vient conforter cette thèse. D’un montant cumulé de 12 108 000 000 FCFA, ces financements permettront de poursuivre les efforts du gouvernement dans quatre domaines priorités.

La Commission de l’Union Européenne juge satisfaisant le niveau d’exécution des projets qu’elle finance au Mali. C’est la grande remarque qu’on pouvait retenir de l’intervention de la Chef de cette organisation dans notre pays lors de la cérémonie d’hier mercredi 11 juillet 2007. En effet, les quatre conventions au centre de la présente cérémonie, ne sont pas de nature à ouvrir de nouveaux projets, mais de poursuivre quatre déjà en cours d’exécution.

Ainsi, la convention de financement, signée entre les deux parties est relative au Programme d’appui à la sécurité alimentaire au Mali – phase 3 (PASA – Mali 3). D’une enveloppe d’environ 1, 321 milliard de FCFA, ce projet vise à contribuer au renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires conjoncturelles et à la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment dans les zones déficitaires. Après la signature et l’échange des documents dece programme, Mme Irène Horejs, a transmis au ministre Moctar Ouane les lettres relatives à des avenants pour trois autres projets prioritaires.

Il s’agit de l’affectation d’environ 5 248 000 000 F FCFA pour le financement complémentaire des travaux de la route Kati-Kita dont la réalisation contribuera à l’amélioration de la desserte intérieure de nombreuses localités du Mali ouest, mais favorisera aussi la matérialisation de l’axe Dakar – Bamako par le corridor Sud. En effet, comme fera remarquer la Chef de la Commission européenne, cette route qui avait débuté comme route de désenclavement intérieur a été, par la suite, reclassée route régionale. Ce qui a poussé le partenaire européen à chercher des financements supplémentaires pour qu’elle puisse répondre aux normes d’une voie internationale.

La restructuration de la filière coton était un autre sujet concerné par ces financements. A cet égard, il a été décidé le décaissement de la première tranche 2007 du programme relatif à cette restructuration pour un montant de 1 967 871 000 FCFA. Aux dires de Moctar Ouane, cet appui permettra d’apporter une nouvelle impulsion au processus de mise en œuvre du chronogramme révisé de la filière coton adopté par le gouvernement et ses partenaires et contribuer à l’assainissement du cadre macro-économique.

Dans le même ordre d’idée, a signalé le ministre, le gouvernement s’attelle activement à la mise en place du Conseil de gestion du fonds de soutien au prix du coton graine en vue de la mobilisation des 3,2 milliards de FCFA disponibles pour ce programme.

Le quatrième et dernier document concernait le Programme d’appui à la réforme de l’administration et à la décentralisation (PARAD). Ce programme majeur de gouvernance, dont la mise œuvre est censée favoriser une croissance économique durable, bénéficiera d’un décaissement de 3,578 milliards de FCFA représentant la deuxième tranche fixe 2007.

Le ministre Moctar Ouane et Irène Horejs se sont réjouis de ce projet qui a enregistré un taux d’exécution exceptionnel de 91 % en moins de deux ans.  » Il va sans dire que le gouvernement continuera d’accorder une attention particulière aux mesures d’accompagnement voulues, à savoir l’établissement des rôles pour la taxe de développement régional et local et l’adoption des 8 plans de développement régional  » a promis le ministre.

Youssouf CAMARA

12 juillet 2007.