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Tunis restait quadrillée jeudi par les forces spéciales après une première nuit de couvre-feu alors que les affrontements dans une banlieue ont fait huit morts, selon une ONG de défense des droits de l’homme qui fait état de 66 morts dans tout le pays depuis la mi-décembre. L’armée tunisienne s’est retirée jeudi de la capitale où elle s’était déployée 24 heures auparavant. Aucun bilan officiel n’a été publié sur ces violences dans les banlieues d’Ettadhamen et d’Intilaka où vivent quelque 30.000 habitants à environ 15 km du centre de Tunis, qui se sont déroulées malgré le couvre-feu nocturne imposé dans la capitale et ses environs. Des habitants se sont déclarés « ahuris » par l’ampleur des dégâts: des commerces ont été saccagés, des locaux municipaux endommagés, des abris de bus détruits et un bus incendié. Le gouvernement du président Ben Ali avait tenté mercredi de calmer le jeu, avec le limogeage du ministre de l’Intérieur et l’annonce de la libération de toutes les personnes arrêtées à « l’exception de ceux qui sont impliqués dans des actes de vandalisme ». Le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé jeudi le report de toutes les compétitions sportives « programmées cette semaine », en raison des émeutes.AFP.